Nos critiques, Laura Dumez (L’Elephant) et Sophie Grassin (L’Obs) parlent cette semaine du film « La Loi de Téhéran » sorti le 28 juillet en salle et en 2019 en Iran.

Faut-il aller voir La loi de Téhéran ? Ici l'affiche
Faut-il aller voir La loi de Téhéran ? Ici l'affiche © Saeed Roustayi

En Iran, la sanction pour possession de drogue est la même quelle que soit la quantité que l’on détienne sur soi : la peine de mort. Dans ce film policier iranien on suit la traque par un flic, pas spécialement sympathique, d’un baron de la drogue Nasser K. 

Le film, à l’intrigue somme toute classique, commence par une scène de course poursuite qui nous plonge instantanément dans l’ambiance. 

Laura Dumez explique que l’ « on va très vite se retrouver pris dans le schéma des policiers qui traquent le gros poisson en partant des consommateurs et en remontant ». Pourtant, l’intrigue va très vite tourner…

Pour Sophie Grassin, « c’est un grand film comme Elio Petro pouvait en faire en Italie dans les années 70 ». D’un côté, on retrouve la figure du policier antipathique  qui symbolise le pouvoir et fait chanter son monde. D’un autre côté, le dealer qui – même si rien ne l’excuse – a des raisons « impérieuses » qui le poussent à conduire ses activités. Selon elle, la force du film réside dans sa dimension quasi christique. 

L’épaisseur des personnages conduit le spectateur à se retrouver pris au piège

Pour Laura Dumez, « on se surprend à ne plus savoir qui on a envie de défendre, à ne plus savoir qui est le coupable et on se rend compte que le trafiquant de drogue est aussi piégé dans un système ». 

Selon Sophie Grassin, le film a une valeur documentaire inestimable sur l’Iran mettant en exergue plus particulièrement le problème de junkies et de la toxicomanie mais aussi de la justice du pays où les policiers ont autant à craindre que les dealers. 

Ce film qui est sorti en Iran en 2019 a eu un parcours de réalisation assez compliqué mais a reçu un grand succès critique de par son réalisme. Son titre d’origine est d’ailleurs 6.5 pour 6.5 millions de toxicomanes mais aussi en référence au prix du drap mortuaire qui coûte plus cher qu’un drap pour s’habiller. 

Vous l’aurez compris, pour une fois, nos critiques sont unanimes et recommandent d’aller voir ce film qu’elles qualifient de spectaculaire ! 

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Les coups de cœur des critiques : 

  • CINEMA : "In the Mood for Love" de Wong Kar-Wai

Pour fêter les 20 ans du film, « In the Mood for Love » ressort en version restaurée. Sur une BO totalement envoûtante, le film nous transporte dans le Hong-Kong des années 60 où l’on suit l’histoire d’amour impossible entre un homme et une femme qui ont découvert que leurs conjoints respectifs les trompaient.  

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

  • EXPOSITION : « Le Bleu du Ciel » d’Edouard Taufenbach et Régis Campo à la Piscine de Roubaix 

La Piscine de Roubaix accueille le projet lauréat du Prix Swiss Life à 4 mains, unique Prix photographie et musique en France. 

Les invités
L'équipe
Thèmes associés