Missions sur la Lune, coopération internationale, station spatiale... La deuxième puissance économique mondiale dévoile sa stratégie pour devenir une puissance spatiale.

Nouvelle étape dans le programme spatial chinois : le lancement du plus lourd lanceur spatial en 30 ans, Changzheng 5
Nouvelle étape dans le programme spatial chinois : le lancement du plus lourd lanceur spatial en 30 ans, Changzheng 5 © AFP / Stringer

« Explorer le vaste cosmos, développer une industrie spatiale et faire de la Chine une puissance spatiale est un rêve que nous poursuivons inlassablement », voilà ce qu’on peut lire dans le livre blanc dévoilé il y a quelques jours par Pékin.

La Chine a une ambition spatiale "très marquée", selon l'astronome Michel Blanc, qui énumère une diversité de collaborations avec des partenaires étrangers, qu'il s'agisse de l'Agence spatiale européenne (ASE) ou de la France. Il évoque également une pluridisciplinarité scientifique : météorologie de l'espace, mission sur le cycle de l'eau, sur le climat ou sur l'océanographie avec, par exemple, une étude sur les interaction entre l'océan et l'atmosphère. Il y a une "volonté de couvrir un spectre scientifique très large" estime Michel Blanc.

Parmi les nombreuses ambitions affichées dans le livre blanc (sonde sur Mars en 2020, exploration spatiale, projet de station spatiale permanente), la deuxième puissance économique mondiale veut aussi faire alunir une sonde sur la face cachée de la Lune avant 2018.

Agnès Faivre reçoit Philippe Henarojos, rédacteur en chef de Ciel et Espace, et Michel Blanc, astronome et spécialiste de l’exploration planétaire à l'Institut de recherche en astrophysique et planétologie (IRAP) à l'Observatoire Midi-Pyrénées (OMP), et directeur exécutif à l’Institut international des sciences spatiales de Pékin ((ISSI-BJ).

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