Comment nos biens de consommation affectent la biodiversité : une carte du monde fait le lien.

Des chercheurs localisent sur une carte du monde les effets des biens de consommations aux Etats-Unis, dans l’Union européenne et au Japon, sur les espèces menacées
Des chercheurs localisent sur une carte du monde les effets des biens de consommations aux Etats-Unis, dans l’Union européenne et au Japon, sur les espèces menacées © Getty / Peter Cade

Pour la première fois, des chercheurs localisent sur une carte du monde les effets des biens de consommations aux Etats-Unis, dans l’Union européenne et au Japon, sur les espèces menacées. Ils associent à ces hotspots une activité industrielle (agriculture, exploitation forestière, transport) et remontent ainsi la chaîne de production jusqu’à nos objets du quotidien. Leur étude s’intitule « Identifier les points chauds des espèces menacées par les chaînes d'approvisionnement mondiales ». Elle vient de paraître dans le numéro 1 de Nature Ecology et Evolution.

On apprend par exemple que les espèces les plus menacées par les consommateurs des Etats-Unis sur le continent américain se trouvent en Amérique centrale (Costa Rica, Nicaragua) et dans la Caraïbe. Chose curieuse, au Brésil, ce n’est pas tant en Amazonie qu’on voit les impacts des biens de consommations sur la biodiversité, que dans le sud du pays, en raison de l’agriculture intensive, et de la création de zones pâturage pour répondre à la demande en viande.

On peut aussi voir quels points chauds pour la biodiversité les consommateurs de l’Union européenne affectent en Afrique : Madagascar, l’Ethiopie, tout un pan d’Afrique australe, la partie côtière d’Afrique de l’ouest, ou le Maroc.

Pour commenter cette étude, Daniel Fievet et Agnès Faivre sont rejoints par François Letourneux, vice-président de l’UICN-France, l’Union internationale pour la conservation de la nature.

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