Une étude pointe l’altération de la flore intestinale chez des nourrissons exposés fréquemment à des désinfectants

Produits ménagers
Produits ménagers © Getty / Roberto Pangiarella / EyeEm

Une équipe canadienne a suivi une cohorte de 757 bébés âgés de 3 à 4 mois, en se concentrant sur leur exposition à des détergents, désinfectants et produits écologiques.

Il en ressort qu’une famille de bactéries (Lachnospiracecae) est plus élevée dans la flore intestinale des nourrissons plus fréquemment exposés aux produits ménagers.

Suivis sur le temps longs, ces mêmes enfants, à l’âge de trois ans, présentent un indice de masse corporelle plus élevé selon cette étude parue dans le Journal de l’Association médicale canadienne.

Une étude qui ouvre la voie à de nouvelles recherches - notamment pour déterminer les composants des produits ménagers susceptibles d'altérer le microbiote -, mais qui met aussi l'accent sur les trois premières années de la vie. Cette période est "essentielle pour le développement du système immunitaire, du système métabolique, et pour la colonisation du tube digestif par les micro-organismes, qu’on appelle le microbiote. Tout est déterminé pendant ces trois premières années. Il va s’installer, et définir ce qui va être notre microbiote à l’âge adulte ", explique Hervé Blottieres, biologiste cellulaire de formation et directeur de recherche à l’INRA. 

Avec Hervé Blottieres, biologiste cellulaire de formation et directeur de recherche à l’INRA, il dirige une unité de recherche focalisée sur l’écosystème intestinal humain au sein de l’Institut MICALIS (Microbiologie de l’alimentation au service de la santé).

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