A plus de 3000 mètres de profondeur, sans soleil, dans l'acide ou le sel les micro-organismes extrêmophiles prospèrent là ou toute autre forme de vie est impossible.

Argo qui fouille les restes du Titanic
Argo qui fouille les restes du Titanic © Getty / Emory Kristof /

Parmi les bactéries qui rongent en ce moment la coque du Titanic à plus 3000 mètres de profondeur se trouve une population bien particulière de bactéries appelées Halomonas. Ces extrêmophiles (micro-organismes de l’extrême) intéressent particulièrement les chercheurs car elles sont capables de survivre à des salinités très importantes.

Giuseppe Zaccai chercheur pour le CNRS et ses collègues du CEA et de l'Institut Laue-Langevin de Grenoble viennent de percer en partie le mystérieux super-pouvoir des Halomonas. Pour survivre à la pression osmotique que provoque le sel de l'eau sur leurs membranes ces bactéries sécrètent une molécule appelée ectoïne, aux propriétés très intéressante pour l'industrie.

Grace à une technique d'imagerie par rayonnement à neutrons ils sont parvenus à montrer que la présence d'éctoïne dans l'eau ne perturbe pas les fonctions biologiques associées, au contraire elle les améliore. Une molécule nouvelle qui va certainement intéresser l'industrie cosmétique, mais aussi les laboratoires pharmaceutiques car l'ectoïne est également un très bon anti-inflammatoire.

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