Après le Tsunami au Japon, les risques de démence se sont accrus chez les personnes âgées qui ont perdu leur maison.

Une femme âgée tient un robot de thérapie en forme de phoque, dans un logement provisoire à Sendai. Celui-ci a été construit après le tremblement de terre et le tsunami de mars 2011.
Une femme âgée tient un robot de thérapie en forme de phoque, dans un logement provisoire à Sendai. Celui-ci a été construit après le tremblement de terre et le tsunami de mars 2011. © Getty / Kyodo News

On connaissait le stress post-traumatique comme conséquence éventuelle d'une catastrophe, d'un conflit… Une équipe de chercheurs de l'Ecole de médecine Harvard Chan vient d’identifier une nouvelle conséquence psychologique des catastrophes naturelles : la démence.

Deux ans et demi après le Tsunami de mars 2011, ils se sont rendus au Japon et se sont intéressés à une cohorte d’environ 3500 personnes âgées de plus de 65 ans, et originaires d’Iwanuma, à environ 80 km de l’épicentre du séisme.

Ils ont constaté une augmentation des cas de démence, de dépression, d’AVC, d’hypertension, mais aussi de la perte de lien avec le voisinage. Ils établissent notamment que perdre sa maison et être placé dans des abris provisoires augmente particulièrement les risques de démence. Leurs résultats sont parus dans la revue PNAS ( Proceedings of the National Academy of Sciences journal ).

Avec Bruno Millet, professeur de psychiatrie adulte de l’université Paris-VI à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.