Des chercheurs anglais et allemand ont réussi à obtenir des souriceaux parfaitement viables sans ovocytes. Une première et un dogme de la biologie qui vole en éclats.

Mosaïque de la Vierge Marie et de l'enfant Jésus dans la basilique Sainte Sophie (Istanbul, Turquie)
Mosaïque de la Vierge Marie et de l'enfant Jésus dans la basilique Sainte Sophie (Istanbul, Turquie) © Getty / Tetra Images

La fécondation, moment magique où un spermatozoïde rencontre un ovocyte et engendre un nouvel individu, est considéré depuis plus de 200 ans comme un passage incontournable pour obtenir des descendants. Une équipe de chercheurs de l’université de Bath (Angleterre) et de Ratisbonne (Allemagne) viennent de contredire avec force ce dogme de la biologie et publient lundi les résultats de leurs expériences sur les souris.

Ils ont réussi le tour de force d'obtenir des souriceaux viables et féconds par injection de spermatozoïdes dans un embryon haploïde ne contenant que le patrimoine génétique de la mère souris. Ils démontrent par cette expérience que l'ovocyte (gamète femelle) n'est pas nécessaire à la reproduction des mammifères et que la fécondation n'est pas non plus la seule voie qui mène à la descendance. Une première importante pour la biologie et une porte qui s'ouvre vers de nouvelles recherches avec en toile de fond des questions éthiques de plus en plus nombreuses et complexes autour de l'embryon.

Gabriel Livera, professeur à l’université Paris 7 et responsable du laboratoire de développement des gonades à Fontenay aux Roses explique au micro d'Axel Villard pourquoi cette publication est importante et élégante.

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