L’épuisement professionnel chez les médecins.

Le burn out chez les médecins
Le burn out chez les médecins © Getty / ER Productions Limited

On savait déjà que les professionnels de santé étaient plus touchés que d’autres par ce qu’on appelle le burn-out, ou le syndrome d’épuisement professionnel. Mais une nouvelle étude, publiée dans la revue Journal of affective disorders, met pour la première fois des chiffres précis sur ce mal qui ronge les médecins, et ils sont très inquiétant. 

Les chercheurs ont compilé 37 études sur le sujet, incluant 15 000 médecins français.

Presque un médecin sur deux – 49% précisément – souffre d’au moins un symptôme caractérisant le burn out. Ce chiffre grimpe dans certaines spécialités, atteignant 57% chez les urgentistes.

Avec le Dr Guillaume Fond, un des auteurs de l’étude, médecin psychiatre à l'hôpital La conception et enseignant-chercheur à la faculté de médecine de la Timone, à Marseille.

"On ne s’attendait pas à des chiffres aussi importants. On avait des études précédentes qui signalaient  une prévalence du burn out importante chez les médecines, mais on a trouvé des chiffres considérables (1/2 en burn out, 1/20 en burn out sévère). Ce sont des chiffres qui sont similaires par exemple à ceux des Etats-Unis où les médecins sont soumis à d’autres contraintes, auxquelles ne sont pas soumis les médecins français". 

Quels ont les critères retenus ?

Il y a une définition très précise du burn out : la présence de trois signes :

  • L’épuisement émotionnel (devenir irritable, crier ou pleurer pour un rien)
  • La perte de l’accomplissement personnel (le sens que l’on donne à ce qu’on fait)
  • La déshumanisation du soin (traiter des cas plutôt que des patients, la perte de l’empathie)

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