Les chasseurs-cueilleurs Chimani de Bolovie ne sont pas capables de nommer précisément la couleur bleue, une découverte étonnante sur notre manière de nommer des couleurs.

Nuances de bleu dans le ciel
Nuances de bleu dans le ciel © Getty / Serge Vuillermoz / EyeEm

Notre capacité à nommer les couleurs : une question de langage mais aussi d’usage.

Demandez à n’importe quel enfant de nommer la couleur du ciel, il vous répondra dans sa langue « le bleu », sauf les chasseurs cueilleurs de Bolivie qui n’ont pas vraiment de mot pour ça. Une découverte faite par des chercheurs du MIT qui nous en apprend beaucoup sur notre cerveau.

Pierre Lemarquis, neurophysiologiste, professeur associé à l’Université de Toulon, nous explique pourquoi ces peuples Chimani ont du mal à décrire la couleur bleue : « Ils connaissent bien trois couleurs : le blanc, le noir et le rouge. Ce qu’on retrouve dans d’autres endroits, comme en Afrique. Le blanc pour la lumière, le noir pour la nuit et le rouge pour le sang. Quand on interroge ces indiens d’Amazonie sur d’autres couleurs, les couleurs chaudes viennent un peu en tard et les couleurs froides encore plus tard encore. Ils se sont demandés si c’était une anomalie, comme le daltonisme, ou autre. Mais ils se sont aperçus que c’était uniquement culturel. »

Ils utilisent dans leur langage les couleurs dont ils ont besoin dans leur vie courante.

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