L’INSEE vient de publier le rencensement 2010-2015, qui met à jour une carte de France avec des dynamiques assez contrastées selon les territoires.

La France comptait 66.2 millions d’habitants en 2015, soit une hausse de 300 000 habitants en moyenne chaque année depuis 2010, ce qui représente 0.5%.

"Il s'agit d'une progression similaire à celle des 20 années précédentes, entre 1990 et 2010, et légèrement supérieure à la moyenne des pays européens", analyse Valérie Roux, chef du département de la démographie à l'INSEE. En France,  la croissance de la population est portée par le solde naturel (excédent des naissances sur les décès), ce qui n'est pas le cas en Europe, où en moyenne, le solde naturel est nul. Ce ne sont que les migrations qui font augmenter la population".

Le solde naturel est surtout élevé en Ile-de-France et dans les départements d'outre-mer. Il reflète la jeunesse de la population. Par ailleurs, le taux de fécondité en France, qui demeure le plus élevé de l'Union européenne avec celui de l'Irlande, devrait être actualisé en janvier par l'INSEE. Selon Eurostat, il s'établissait à 1.96 enfant par femme en 2015.

Outre le solde naturel, la mesure de l'évolution de la démographie en France intègre aussi le solde migratoire (différence entre les entrées et les sorties sur le territoire du département). Parmi les territoires les plus attractifs, on retrouve le littoral atlantique et les grandes métropoles. Les grand pôles urbains attirent à la fois des étudiants, des actifs, mais aussi parfois "des retraités qui recherchent une qualité de vie et des services", précise Valérie Roux. 

Le nombre de départements où la population diminue ou stagne a au moins doublé par rapport à la période 1990-2010, passant de 13 à 27.

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