Alors que s'achève aujourd'hui le Championnat du monde de Formule 1, il est de temps de revenir sur l'un des disques français de l'année, "Grand Prix" de Benjamin Biolay, qui rend justement hommage à l’univers de la F1. Cet album est ressorti avant-hier dans une nouvelle version, avec cinq titres inédits.

Benjamin Biolay, auteur-compositeur-interprète, producteur et acteur au Festival du Film Américain de Deauville le 5 septembre 2018.
Benjamin Biolay, auteur-compositeur-interprète, producteur et acteur au Festival du Film Américain de Deauville le 5 septembre 2018. © Getty / François G.Durand / WireImage

Benjamin Biolay est donc un passionné de sport automobile ?

En fait c’est un passionné de sport tout court. Il a même un rapport presque hypermnésique aux champions qu’il admire. Ce chanteur originaire de Villefranche sur Saône peut ainsi vous parler pendant des heures, avec une précision redoutable, des grands noms passés et présents de la NBA ou de l’Olympique Lyonnais, son club de foot favori, mais aussi donc des plus grands pilotes de l’histoire de la Formule 1. 

Qu’est-ce qu’il le fascine chez eux ?

D’une certaine manière, il se reconnaît en eux. Dans Court-Circuit, un remarquable documentaire de Laurent Jaoui, récemment diffusé sur Canal, Benjamin Biolay s’amuse ainsi à dresser des parallèles entre le quotidien des artistes et celui des champions de F1.

Et comment le disque "Grand Prix" aborde-t-il l’univers impitoyable de la Formule 1 ?

Sans surprise à travers ses pilotes, notamment ceux qui ont été victimes de leur passion. Car le point de départ de l’album Grand Prix, c’est une chanson du même nom que Biolay avait composée il y a quelques années en hommage à Jules Bianchi, un pilote de F1 français décédé en 2015 des suites d’un accident en course. On écoute ce morceau.

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"Grand Prix" fait-il référence à d’autres pilotes de F1 ?

Oui, le disque évoque aussi la figure mythique d’Ayrton Senna, triple champion du monde brésilien qui est mort, on s’en souvient, le 1er mai 1994, après une sortie de route au Grand Prix de San Marin. Sa mémoire est saluée dans le titre Interlagos Saudade.

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Si je comprends bien les chansons Benjamin Biolay abordent la F1 à travers sa dimension tragique ?

On pourrait élargir le raisonnement en affirmant que, dans toute  l’œuvre de Biolay, l’automobile est présenté comme un vecteur de drame. D’ailleurs, pour moi, une des plus belles chansons qu’il a composée raconte un accident de voiture. Elle ne figure pas dans Grand Prix, mais dans Home, un disque de 2004. Il s’agit d’un duo avec Chiara Mastroianni intitulé La Ballade du mois de juin. Et c’est splendide.

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Une grande tristesse émane de tous les titres que vous nous avez fait écouter ce soir…

Oui, je dois dire que ça ne représente pas forcément la remarquable diversité de styles et d’humeurs contenue dans l’ensemble des disques de Biolay. Pour vous en convaincre, il suffit d’écouter France Inter jeudi prochain à partir de 21 heures : il donnera alors un concert retransmis sur cette antenne, depuis la Cigale en compagnie de Catherine Ringer et Alain Souchon

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