Alors que les échecs sont revenus à la mode, notamment grâce au succès dément du "Jeu de la dame", la série la plus regardée de l’histoire de la plateforme Netflix, il est temps de s'intéresser à l'impact musical de ce sport cérébral.

Des chansons chics sur les échecs.
Des chansons chics sur les échecs. © Getty / Cravetiger

Aucune autre discipline sportive n'a été autant mise en musique à travers les siècles que les échecs. Selon le magazine de la Fédération française des échecs, la plus lointaine référence musicale à ce jeu date de 1607, quand avait été créé un Ballet des échecs sur lequel avait dansé le futur roi Louis XIII. Alors, sans remonter aussi loin, je vous propose d’écouter trois chansons originales, dans lesquelles il est question de ce jeu millénaire.

"One Night In Bangkok", de Murray Head

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C’est un tube mondial de l’année 1986 : One Night In Bangkok, du chanteur anglais Murray Head. Ce titre évoque l’activité nocturne de la capitale thaïlandaise au moment où s’y déroule un championnat du monde d’échecs. Car One Night In Bangkok s’intégrait dans une comédie musicale, Chess, qui mettait en scène les tensions de la Guerre Froide à travers des parties d’échec acharnées opposant deux grands maîtres, un Américain et un Soviétique.

"Dear John" de Taylor Swift

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J'ai choisi un morceau de 2010, écrit par une chanteuse pop à succès, l’Américaine Taylor Swift. Dans Dear John, elle raconte sa relation ombrageuse avec son ex-petit ami, le compositeur John Mayer. Et pour illustrer les difficultés qu’elle avait traversées, Taylo Swift use dans ses paroles d’une métaphore parlante : 

Je vivais dans ton jeu d’échec, dont tu changeais les règles tous les jours ». 

"Deep Blue" d'Arcade Fire

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Et bien c’est une de mes chansons préférées de tous les temps, dont j’ignorais, avant de préparer cette chronique, qu’elle parlait des échecs. Il s’agit de Deep Blue un morceau de 2010 signé du groupe de rock canadien Arcade Fire. J’avais beau l’avoir écouté une centaine de fois, je n’avais jamais fait attention au fait que les paroles décrivent la victoire de l’ordinateur Deep Blue sur le champion d’échecs Gary Gasparov, en 1997, une victoire interprétée ici comme le début du règne des machines sur les hommes.

Quelle conclusion peut-on tirer à l’écoute de ces trois morceaux si différents ?

Ils traduisent l’incroyable puissance évocatrice des échecs qui, dans ces trois titres, symbolisent à tour de rôle la Guerre Froide, une relation amoureuse avortée et même l’affrontement presque inéluctable entre l’homme et l’ordinateur. Ces chansons nous rappellent ainsi que les échecs, en raison de la simplicité universelle de leurs règles, demeurent une grille de lecture pertinente pour décrypter la complexité de nos interactions sociales, ainsi que les enjeux structurants des sociétés contemporaines.