L’Homme du jour a fait de ses initiales, une arme d’intervention massive. Partout où il passe, au Proche-Orient, au Brésil, au Kenya, en Inde, en Tunisie, au Cambodge, en Sierra Leone, il crée du lien. Ses portrait d’anonymes, en noir et blanc, format XXL, ont envahi l’espace public pour donner à voir ceux qui n’ont pas droit à la parole… Murs de favelas, toits de bidonville ou frontière israélo-palestinienne, il transforme le monde en galerie d’art sans autorisations, sponsors ni mécènes et sans autre but que de nous secouer… Avec une énergie telle qu’en 2011 la très prestigieuse fondation TED lui décerne le prix qu’elle réserve chaque année à un homme d’exception. Il en est le plus jeune lauréat, le seul français, les autres s’appellent Bono ou Bill Clinton… 4 ans plus tard, le Panthéon l’accueille de son vivant – c’est dire s’il est hors norme - et le monde se l’arrache. De Lady Gaga au Centre Pompidou, de Madonna à Robert de NIRO, de la Tate Modern à Pharell Williams, tous ont les yeux braqués sur cet artiste de 32 ans qui s’est fait un nom avec ses initiales… et popularisé l’art 2.0. Car si les hommes ne naissent pas égaux, rien ne leur interdit de faire le mur, pour peu qu’on leur fasse la courte échelle.

Daphné Roulier

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