Tiens, et si cette semaine, nous nous amusions à déboutonner un acteur qui raconte son époque aussi sûrement que Jean-Pierre LEAUD racontait la sienne, un acteur dont la carrière ressemble à un conte de Noël, façon DESPLECHIN, un acteur qui passe son temps à se disputer avec lui-même pour échapper aux autres et écouter son propre désir … Mais si finalement son air juvénile et chiffonné dans les films des autres lui avait TOUT permis justement : embrasser les filles, manger sa soupe ou offrir une tournée générale. Et si, jouer à l’acteur l’avait désinhibé, libéré, au point d’oser le grand écart entre ASSAYAS et James BOND. Et si jouer, en un mot, lui avait permis de se réaliser ? Seule certitude : il est aujourd’hui aussi à l’aise devant que derrière les caméras, et plus couvert de décorations qu’un général à la retraite. La vie est peut-être un Je, mais mon invité de ce soir est à la fois singulier et pluriel…

Mathieu Amalric
Mathieu Amalric © Radio France / Ju Bonnemoy
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