Karin Viard au festival de Cannes
Karin Viard au festival de Cannes © corbis

Elle a vite compris que l’on se faisait plus de copains en étant drôle, et qu’en étant comédienne, on cessait d’être invisible. La nécessité était sa loi, et le succès lui est tombé dessus sans qu’elle s’y attende. D’ailleurs, elle s’en étonne encore et en rigole – comme quoi, même avec un diplôme de sténo dactylo, on peut tutoyer les étoiles -, mais à l’écran, il n’y a pas de malentendu, elle détonne. En sourde coquette, bistrotière revêche, vamp’ incestueuse ou diva du téléachat, à poil, en short ou le crâne rasé, on ne voit qu’elle. Elle ne le sait pas, mais cette « warrior » de la pellicule est la petite sœur de Katharine Hepburn et d’Annie Girardot. Même énergie, même abattage, même fragilité derrière le sourire, même gouaille aussi. A chaque rôle, elle va au charbon sans se soucier de plaire, avec l’entêtement tranquille du travail bien fait. On aurait presque envie de lui taper dans le dos, de lui proposer une partie de scrabble ou de pétanque, s’il l’on n’était intimidée par ses Césars et une filmographie, costaud. Car oui, cette intermittente du spectacle, qui aime randonner, faire des dîner de bonbons et jouer au Sudoku, est une actrice majuscule, l’air de rien. Une drôle de comédienne, en vérité !Daphné Roulier.

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