Dans les années 1970, un bâtiment destiné à accueillir les collections accumulées antérieurement (dès 1861 par le gouvernement colonial) est construit. C’est la naissance du musée de Nouvelle Calédonie.

Dans les années 1980, le musée devient un musée de société consacré aux sociétés kanak et océaniennes traditionnelles.

Depuis, le musée affirme sa dimension patrimoniale et développe une politique d’animation ouvrant le musée aux autres cultures du territoire.

Aujourd'hui, la mise en valeur de la civilisation kanak et la préservation de son patrimoine sont nécessaires, dans la mesure où les sociétés dans toute l’Océanie évoluent très très vite et qu’il est important de conserver la mémoire des « vieux ». « Vieux » qui est là-bas un terme de respect.

Pour ce faire, le musée développe différentes missions :

  • L’aide à la restauration et à la « promotion » d’objets d’intérêts :

Pour exemple, la semaine du 1er août, une mission du musée s’est rendue sur l’île de Ouen (prononcer Ouin), où, dans le cadre d’une « fête du partage » (« fête de la Baleine »), était présentée une « hache ostensoir » : lame de pierre verte (serpentine en provenance de gisement de l’île) montée comme une massue.

Cette hache étant la propriété d’un « vieux » de l’île qui l’a d’ailleurs conservée. Le musée n’a fait que lui fabriquer un support et la restaurer.

  • L’acquisition, quand le prix le permet, d’objets kanak, qui pour certains sont à rapatrier en Nouvelle Calédonie.

  • La recherche, proprement dite : elle est dévolue au département de l’ADCK (Agence de Développement de la Culture Kanak) (projet initié par Jean-Marie Tjibaou). Elle concerne notamment des objets déjà en possession du musée, mais au sujet desquels il y a peu, ou pas d’informations.

Le musée possède actuellement une remarquable collection d’objets océaniens qui, de la Papouasie-Occidentale à la Polynésie orientale, convie le visiteur à découvrir un ensemble de sociétés d’une grande richesse. Le Vanuatu y est particulièrement bien représenté.

Si ces sociétés présentent des traits distinctifs, elles ont une vision commune du monde :

autour de l'importance du monde des ancêtres, de la "transformation" des morts ; dans la construction des cérémonies, les échanges et la circulation des objets qui permettent les relations entre les gens et servent de monnaies.

En 2014, aura lieu un référendum sur l'indépendance éventuelle de la Nouvelle Calédonie ; il participera à l’expression du « destin commun » désiré par les Calédoniens.

Le musée travaille à un nouveau projet de reconceptualisation, « le grand musée » : une autre manière d’aborder l’histoire de l’île et d’élargir le propos aux communautés qui la composent.

On y abordera l’histoire de la colonisation, de l’implantation des différentes populations (indonésienne, wallisienne (Wallis et Futuna), européenne, etc).

Il donnera la parole aux communautés de Nouvelle Calédonie, elles-mêmes, afin qu’elles se présentent aux autres et s’en fassent comprendre.

Un travail pour réduire les malentendus entre ces communautés, qu’elles ne se tournent pas le dos, se connaissent mieux et prennent en main leur « destin commun ».

S’il n’y a plus véritablement de racismes, les réalités sont complexes et les communautés encore très séparées les unes des autres de manière générale.

Ne manquez pas la 1ère salle du musée qui se trouve lorsque l’on y entre. Elle est occupée par la « sculpture monumentale ». Lorsque le musée y organise des spectacles de danses la nuit, c’est l’émotion forte et les frissons assurés !

Les liens

Le site du musée de Nouvelle-Calédonie

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