Quelques mots au sujet de Jean Taragnat, arrière-arrière-grand-père,du côté maternel,de Nicolas Kurtovitch :

Originaire d’Yssac-la-Tourette, en Auvergne (Puy-de-Dôme vers Clermont Ferrand), il fait partie des 4 premiers missionnaires catholiques (l'évèque Guillaume Douarre avec les pères Viard et Rougeyron, ainsi que les Frères Taragnat, et Marmoiton) venus évangeliser l’île en 1843, 10 ans avant sa prise de possession.

Les vitraux de l’église de Balade (au nord de l’île) en témoignent (http://www.rosada.net/baladecaledonie.htm ).

(Jean Taragnat n’a eu que des filles => son nom n’est pas resté dans les noms calédoniens, bien qu’il s’y soit installé).

Quels liens la population d’origine européenne entretient-elle avec le pays ?

Des liens forts avec l’île, mais à la fois avec la France métropolitaine (ou leur pays d'origine) ; elle reste ouverte vers l’extérieur.

Ce qui fait le Calédonien est sa grande proximité avec les gens et la nature : les montagnes, les forêts, les rivières. Il développe envers elle un lien charnel. Sans forcément s’en rendre compte, il a un rapport physique avec les forces du relief. Ceci est propre aux îliens des petites îles (comme à Ouessant par exemple).

Quant aux nouveaux arrivants (entre autres, les contractuels qui resteront 3 ans), ils consomment le pays, au sens noble du terme : ils pratiquent des activités de « franche découverte ».

« Oui, si on veut, à l'affirmation d'une identité calédonienne, mais à condition de n'oublier ni que l'homme libre reste indéfinissable, ni le fait incontournable qu'ici est une terre kanake ».

« Le fait que cette terre est kanake est à prendre en compte, sinon on passe à côté du pays ».

Quant à l’exil dont parle Nicolas Kurtovitch (il y a déjà un certain nombre d’années), c'est celui de ceux qui n’ont pas de terre. Le Kanak a un nom qui se rapporte à une terre, le « caldoche », lui, non ! Mais même si ce dernier est à sa place, la terre de Nouvelle Calédonie est tellement kanake, qu’il peut parfois éprouver le sentiment d’exil, un « exil de nul part ».

Rappelons que les Calédoniens regroupent Kanak (Calédoniens noirs) et Caldoches (Calédoniens blancs d’origine européenne depuis une ou deux générations minimum, descendants de colons libres ou de colons pénaux : bagnards).

Le terme de Caldoche est plutôt péjoratif.

Géopoétique : Démarche « poétique intellectuelle », où la géographie est importante.

La géopoétique est une orientation générale qui voit dans le rapport de l'homme à la terre l'élément déterminant de toute culture. De la richesse, de la finesse, de la tonalité de ce rapport dépendent beaucoup de choses: la manière dont nous traitons notre planète, dont nous l'habitons, et donc la manière dont nous sentons, pensons et agissons. Si la géopoétique se distingue de l'écologie, c'est que par delà les dimensions scientifiques et politiques, certes indispensables, de notre rapport à la terre, elle reconnaît un rôle fondamental au poétique.

1996, Création formelle du Centre géopoétique de Paris (Association loi 1901, affiliée à l’Institut international de géopoétique, fondé par Kenneth White) qui a pour but de développer, de faciliter et de présenter des travaux, recherches, manifestations et expressions sur la base du concept de géopoétique tel qu'il a été proposé par Kenneth White, fondateur de l'Institut international de géopoétique en 1989.

En 2005, Nicolas Kurtovitch crée avec Catherine Laurent le Centre géopoétique de la Nouvelle-Calédonie.

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