Ce n’est qu’en 1982, sous l’impulsion de Robert Badinter que l’homosexualité n’est plus reconnue comme un délit.

En Polynésie, le décret d’application du PACS n’a pas été publié, et par conséquent la loi ne peut s’appliquer.

On peut invoquer des raisons légales (le préfet n’a pas adapté la loi à ce territoire suite au vote métropolitain de la loi) et des raisons d’opinions liées notamment à des facteurs culturels ou religieux.

Il existe un surcroît d’homophobie dans les îles d’outremer, comme aux Antilles par exemple, théâtre de violences.

Ce sont de petits territoires, ce qui crée de grosses contraintes : pas d’anonymat possible, surveillance continue par les voisins, les parents, etc.

Parmi les origines de l’homophobie aux Antilles, on peut citer le poids de la religion, l’héritage historique (société sexiste et homophobe).

La lutte contre l’homophobie est d’abord celle de la visibilité : le silence est le premier ennemi, d’où le rôle des médias (RFO). Il est difficile aujourd’hui, voire impossible, de s’afficher en tant qu’homosexuel dans les Antilles françaises. Dans les autres Antilles, la situation est bien pire : en Jamaïque, l’homosexualité est pénalisée et coûte 10 ans de prison.

À Trinidad, c’est 3 ans de prison. Paradoxalement, c’est dans les Antilles Anglo-Saxonnes que les mouvements de gays et lesbiennes sont les plus actifs, car ils reçoivent le soutien d’associations américaines er britanniques.

Cette lutte est également celle contre la murder music (ragga, dance hall), spécialement populaire en Jamaïque, qui appelle au meurtre réel des homosexuels.

L’Association An nou allé regroupe une vingtaine de membres seulement, car les gens ont peur de s’afficher. Le risque de violence est réelle et il n’est pas plus facile d’être lesbienne (et dans ce cas, la punition est plus vicieuse et le « problème » est réglé dans la sphère privée) que gay où la sanction est « publique ».

Plus récemment, l’association An nou allé a demandé au ministère de l’Outremer une aide concrète, notamment pour mettre en place un service d’écoute et de conseils pour les homosexuels, pour pouvoir s’exposer et se revendiquer en tant que tel, avec l’aide des Droits de l’Homme. Rien n’a été fait. An nou allé demande la suppression de la sous-traitance associative car la situation est trop compliquée.

En parallèle à la prise de conscience du déni, il est nécessaire que les autorités suivent et appliquent des sanctions en conséquence.

Les liens

Au sujet de Louis-Georges Tin - Extrait du site "gens de la Caraïbe"

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