Ils existent, ils vivent, ils ont un corps et une âme. Ils existent, certes, mais ils personnifient les éléments du monde naturel, l’air, les astres ou la terre. Ils se mêlent sans arrêt de la vie des mortels.

Mais non ! C’est l’inverse : ils ne sauraient s’occuper de quoi que ce soit. 

Ils jouissent et ils souffrent ; ils tombent follement amoureux et ils se fâchent terriblement. 

Mais pas du tout ! Ils restent imperturbables, éternellement sereins… 

Nous parlons des dieux et des déesses de l’antiquité. Dans notre parcours à travers la vraie des héros, nous les avons rencontrés à chaque pas, puisqu’il n’y a pas de héros sans les dieux et les déesses qui les ont engendrés. Pour les Grecs anciens eux-mêmes, un héros est un être mortel et pourtant doué de pouvoirs superlatifs. Il y a des présences divines dans son pédigrée. Zeus est le père de Persée, d’Héraclès et d’Hélène ; l’arrière grand-père d’Ulysse ; l’arrière-arrière grand-père d’Agamemnon et de Ménélas. Thétis est la mère d’Achille. Poséidon est le vrai père de Thésée. Le Soleil est le grand-père de Médée. 

Dieux et déesses sont concernés par les vicissitudes des héros. Pensons à Athéna qui prend à cœur le sort d’Ulysse, contre les desseins de Poséidon de l’empêcher de retourner à Ithaque… nous allons conclure notre traversée de la Grèce héroïque par un dernier détour, chez les Olympiens.

Qui sont-ils ? Qui sont-elles ?

Depuis Platon, les philosophes, Epicuriens et Stoïciens surtout, se chamaillent aimablement sur la nature des dieux. Pendant ce temps-la, peintres, sculpteurs et poètes, s’en donnent à cœur joie : les Immortels grecs sont bons à penser, mais surtout très beaux à voir. Les dieux sont réels, les dieux sont partout. Voici un Hermès, au détour d’une rue ; là-bas, dans ce temple, se cache une Aphrodite si voluptueuse qu’on a envie de se laisser enfermer, une nuit entière avec elle;  faisons la fête, allons au  théâtre, Dionysos nous y attend…

Extraits musicaux

  • Le Prélude à Lohengrin de Richard Wagner interprété par l’Orchestre Philharmonique de Vienne sous la direction de Georg Solti.
  • Un extrait du Prologue d’Apollon Musagète d’Igor Stravinsky interprété par l’Orchestre de chambre de Stockholm sous la direction d’Esa-Pekka Salonen.
  • L’air « J’ai vu le dieu Bacchus » tiré d’Orphée aux Enfers de Jacques Offenbach interprété par Natalie Dessay accompagnée par l’Orchestre de l’Opéra national de Lyon sous la direction de Marc Minkowski.
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