De Wikileaks aux révélations d’Edward Snowden, en passant par les Panama Papers, l’ère du numérique ne fait apparemment pas bon ménage avec le secret.

Fabrice Epelboin et Laure Lucchesi
Fabrice Epelboin et Laure Lucchesi © AFP / Matignon

Sommes-nous en train de basculer de plain-pied dans l’âge d’une transparence radicale qui permettrait de lutter efficacement contre les fraudeurs de tout crin ? Ou loin de cette vision utopique de la marche du monde, sommes-nous, au contraire, engagés dans une folle escalade technologique menant à une dissimulation toujours plus profonde, dans le deep, dark web, des activités illégitimes, illégales ou criminelles ?

La dénonciation d'un système de corruption massive

Dans un manifeste transmis aux médias en mai 2016, le lanceur d’alerte des Panama Papers, alias "John Doe", dénonce les inégalités sociales croissantes dans le monde, générées par un système de « corruption massive et généralisée », facilité par ce qu’il caractérise comme « l’effondrement déontologique » des avocats d’affaires.

Il vilipende l’absence de courage et de volonté des responsables politiques pour régler le fléau mondial de la corruption et conclut :

Par le passé, La force militaire était nécessaire pour soumettre le peuple, alors qu’aujourd’hui, restreindre l’accès à l’information est tout aussi efficace (…). Pourtant, nous vivons dans une époque de stockage numérique peu coûteux et illimité et de connexion Internet rapide qui transcende les frontières nationales. Il faut peu de choses pour en tirer les conclusions : du début à la fin, de sa genèse à sa diffusion médiatique globale, la prochaine révolution sera numérique. Ou peut-être a-t-elle déjà commencé.

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