On parle beaucoup des affaires qu’ils ont révélées, leurs nom sont désormais familiers, mais que sait-on réellement des lanceurs d’alerte ? De la vie de ces "diseurs de vérité" ?

Sandra Charreire-Petit, Antoine Deltour,  et Claire Nouvian
Sandra Charreire-Petit, Antoine Deltour, et Claire Nouvian © Radio France / Rebecca Denantes

La vérité qu’ils révèlent dérange. Elle attaque le vernis de la société. Elle expose la face sombre d’un monde brutal, cynique, immoral et souvent frauduleux.

Si les affaires agissent comme une douche glacée pour les citoyens, c’est plutôt une douche au vitriol qui attend les lanceurs d’alerte à l’initiative des révélations.

En effet, ceux qui sont la cible de la dénonciation, les anciens employeurs, les entreprises, ne se contentent pas, passivement, d’être montrés du doigt. Parfois c’est même tout le corps social qui se sent mis en cause et qui résiste au changement demandé par le lanceur d’alerte.

In fine, c’est bien là le sens du lancement d’alerte : éclairer la société sur ses dysfonctionnements, et les réparer. Mais cette demande de justice sociale lui coûte bien souvent très cher.

La citation lue dans le générique de début d'émission est de Georges Bernanos :

Il faut beaucoup d’indisciplinés pour faire un peuple libre

Pour aller + loin :

Et aussi :

Concernant le procès LuxLeaks : les deux lanceurs d'alerte, Antoine Deltour et Raphaël Halet ont décidé en avril dernier de se pourvoir en cassation. L'audience de Cassation a été fixée au 23 novembre 2017

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