Un doute sur la récente découverte d'ondes gravitationnelles primordiales (par Axel Villard-Faure), le manque de nature dans les dessins animés de Disney (par Gabriel Pereira), et les plaintes en santé environnementale se multiplient en France (par Sophie Bécherel).

Doute sur les ondes gravitationnelles

Suite à l'annonce retentissante le 14 mars de la découverte d'ondes gravitationnelles issues du Big Bang, une étude remet en cause la validité de ces résultats. Les scientifiques se sont-ils trompés ? Axel fait le point aujourd'hui dans sa chronique.

uppix.net

(sources : Viméo )

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L'article du blog "Ça se passe là haut..."__

Chez Disney, la nature bat en retraite

Bambi, sixième long-métrage de Disney, est sorti en 1942.
Bambi, sixième long-métrage de Disney, est sorti en 1942. © ZumaPress/MaxPPP

Anne-Caroline Prévot, chercheur au CNRS et au Muséum national d'histoire naturelle, a mené une expérience étonnante : regarder une soixantaine de dessins animés Disney de 1937 (avec "Blanche-Neige") à 2010 ("Raiponce"). Résultat ? La nature est de moins en moins représentée. Dans les années 1940, les décors naturels dans les films Disney occupaient 80 % du temps, contre 50 % en 2010. Et quand ils sont représentés, il s'agit bien souvent de paysages "anthropisés", autrement dit forgés par l'homme (des jardins, des parcs, des zoos).

Autre constat - paradoxal - les films "écolos" de Disney oublient de représenter la nature. Exemple le plus frappant : Wall-e, superproduction Disney/Pixar mettant en scène un robot sur une Terre dévastée, ne montre qu'une seule plante, et l'unique espèce animale présente à l'écran est une... blatte !

Or, "C'est dans l'enfance que l'on se construit toute notre relation au monde, explique Anne-Caroline Prévot. Ces enfants, une fois adultes, seront peut-être moins en demande, vis-à-vis de leurs futurs politiques, pour qu'il y ait de la biodiversité dans leur environnement quotidien, puisqu'ils n'imagineront probablement pas que c'est important".

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L'étude d'Anne-Caroline Prévot publiée dans Public Understanding of Science (en anglais)

Mon environnement me rend malade ou me tue

Une plainte qui commence à monter dans la société française et à laquelle des sociologues se sont intéressés. Une étude financée par l’ANSES, Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail vient de s’achever. Elle portait en effet sur la cristallisation des plaintes en santé environnementale. Un phénomène qui voit des riverains d’incinérateurs, d’éoliennes ou d’antennes relais se plaindre des conséquences sur leur santé de l’installation de ces équipements. Il y a eu des cas emblématiques, très médiatisés, comme les antennes relais de St Cyr l’Ecole, accusées de provoquer des cancers chez les enfants, ou l'école maternelle de Vincennes, installée sur une ancienne usine Kodak. Là encore, un nombre anormal de cancers pédiatriques et la présence dans le sous-sol de produits chimiques cancérigènes. Mais il en existe beaucoup d’autres et Marcel Calvez, sociologue à l’université de Rennes s’est intéressé à quelques cas bretons, étudiés en profondeur. Quel est le mécanisme qui aboutit à ces plaintes ? Qui les portent ? Comment les pouvoirs publics y répondent ?

Ce travail sur la cristallisation des plaintes a été présenté lors de la dernière journée scientifique de l’ANSES. Il fait suite à un premier volet dont on trouve ici le résumé.

EN BREF

La 2ème version de Solar Impulse a réussi hier son premier vol d'essai. Un enjeu de taille pour ce prototype, plus grand que le premier et destiné à faire le tour du monde avec l'unique aide de l'énergie solaire.

Retrouvez La tête au carré :

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DossiersTAC1404 © cc by Axel VF / Axel VF

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