Une technique de reconstitution de l’ADN pourrait nous permettre de mieux connaître nos ancêtres (par Axel Villard-Faure), un projet fou de centrale solaire lunaire (par Florence Porcel), et la politique européenne en matière de donnes (par Eric Sadin).

Séquençage d’un ADN vieux de 400 000 ans

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Un fragment d’ADN mitochondriale vieux de 400 000 ans a été séquencé par une équipe de chercheurs internationale. L’humain à qui appartient cet ADN vivait en Espagne. En comparant son ADN à celui de lignées plus récente les chercheurs ont été très surpris de découvrir qu’il était plus proche de celui des Dénisoviens qui vivaient en Sibérie et en Océanie que celui des Néanderthaliens. La technique de reconstitution minutieuse de fragment d’ADN qui a permis le séquençage est une avancée très importante. Elle va permettre maintenant d’étudier l’ADN de nos ancêtres vieux de plusieurs centaines de milliers d’années alors que l’on croyait cela impossible.

La lune, notre future centrale solaire ?

Mettez la Lune, le Soleil, la crise de l'énergie, la solution au réchauffement climatique et une bonne dose de rêve dans un shaker, secouez, et vous obtenez le projet Luna Ring de Shimizu Corporation : une ceinture de panneaux solaires déployée sur les 11 000 kilomètres d'équateur lunaire et sur 400 kilomètres de large.

Le principe ? L'énergie solaire récupérée sur la Lune est transmise depuis la face visible par micro-ondes ou lasers ensuite convertis en énergie continue et redistribués partout sur le globe.

Reste un petit écueil : le dispositif est censé être construit sur place, avec les matériaux de la Lune, dans des usines lunaires, par des robots. Pour une ceinture de panneaux solaires qui couvriraient 4,4 millions de km²...

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Le projet Luna Ring

La NASA bat un record de vitesse de communication avec la Lune

Une politique européenne des données soucieuse de la vie privée

L’année 2013 aura été marquée par le séisme planétaire causé par l’affaire Prism divulguée par Edward Snowden, qui a exposé aux yeux du monde que la NSA (l’agence nationale de sécurité américaine) intercepte massivement et de toute part des données personnelles.

Cette ampleur de la collecte de données menée tous azimuts par la NSA ainsi que par de nombreuses autres agences gouvernementales de renseignement, a été rendu possible par la conjonction de plusieurs facteurs concomitants.

C’est à l’Europe, au nom de ses valeurs historiques et de sa maturité démocratique, de favoriser l’instauration d’une politique globale des données personnelles pleinement soucieuse de la vie privée des personnes.

Eric Sadin était hier au séminaire « Penser demain: de quelle société numérique l'Union a-t-elle besoin? », qui souhaitait réfléchir au respect des droits humains fondamentaux dans un monde numérique, au niveau européen. Il revient sur l’évènement.

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Après Prism, à l'Europe de créer un Web 3.0 responsable

Pour un "habeas corpus" numérique

EN BREF

Analyse des bid data. Quels usages, quels défis ?

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