Google Flu Trends surestime les chiffres sur la grippe (par Axel Villard-Faure), une nouvelle preuve possible du Big Bang (par Florence Porcel), et le Déjeuner sous l’herbe mis au jour (par Christine Siméone).

Big doute sur les data

Google Flu Trends
Google Flu Trends © Radio France / Axel Villard-Faure

On entend beaucoup parler de la traque des maladies contagieuses via les réseaux sociaux ou les recherches sur internet. Que ce soit pour suivre la grippe ou la gastro-entérite, de nombreuses équipes dans le monde se sont mis en tête que le Big Data était une aubaine pour les prévisionnistes. En 2008 Google a lancé le GTF (Google Flu Trends), un algorithme de suivi et de prédiction des épidémies de grippe saisonnières via l’analyse des requêtes des internautes. Ce projet est loin d’être concluant aujourd’hui même après 4 ans d’ajustement et de développement. Axel vous explique pourquoi la route du Big Data social est semée d’embuches!

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La publication sur Science

Un article sur livescience

Une nouvelle preuve du Big Bang ?

Le modèle du Big Bang est communément admis pour expliquer la formation de notre Univers. Or, il se murmure dans la communauté scientifique qu'une nouvelle preuve en sa faveur pourrait être annoncée aujourd'hui à 17h par le biais d'ondes gravitationnelles détectées grâce à l'instrument BICEP (Background Imaging of Cosmic Extragalactic Polarization) situé au Pôle Sud.

Si la rumeur se confirme, il pourrait s'agir d'une découverte digne d'un prix Nobel de physique.

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Les explications du Guardian

Le déjeuner sous l’herbe déterré

Le Musée en Herbe présente une exposition événement conçue avec l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap). Une soixantaine d’œuvres des Nouveaux Réalistes sont exposées : Arman, César, Christo, Deschamps, Dufrêne, Hains, Klein, Niki de Saint Phalle, Raysse, Rotella, Tinguely, Villeglé.... et Spoerri dont le Déjeuner sous l’herbe a été mis au jour par des archéologues de l’Inrap en 2010.

Le déjeuner sous l’herbe déterré
Le déjeuner sous l’herbe déterré © Radio France

Ça se passait à Jouy en Josas en 1983, sur la propriété à l'époque de la fondation Cartier. Daniel Spoerri, artiste du Nouveau Réalisme, proche de Tinguely ou César, était un spécialiste des tableaux pièges. Les restes de repas, mis en place, sur ses tableaux comme à table. Un jour de 1983 il convie tous ses amis artistes à festoyer, et enterrer les reliefs du repas, la table, les couverts. Le titre, Déjeuner sous l'herbe, fait référence au Déjeuner sur l'herbe d'Edouard Manet, peint 100 ans auparavant. En 2010, avec la complicité de l'institut national de recherches archéologiques préventives, on a déterré ce déjeuner sous l'herbe. Depuis les archéologues travaillent et dans les vitrines du Musée en Herbe, on peut voir quelques un des objets retrouvés.

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Le lien pour faire la visite virtuelle de la fouille archéologique

EN BREF

Le magazine Pour la science du mois d’Avril, avec un article de Loïc Mangin, étudie la jupe du derviche tourneur dans un tableau de Jean-Léon Gérôme, et la compare avec des études scientifiques. En 1889, il peint Le Derviche Tourneur. La danse du derviche donne à sa jupe une forme conique qui ondule. Quand on regarde le tableau de Gérôme, la question se pose : est ce réaliste ?

Le mouvement des jupes, dépend en fait de la force de Coriollis. Et dans le cas du tableau, ça ne colle pas. La question est donc de savoir ce que le derviche du tableau faisait comme mouvement avant l’instant « t » de la peinture...

Retrouvez La tête au carré :

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