Cécile Bonneau présente l’étonnant comportement des souris infectées de la toxoplasmose, Alex Villard-Faure l’inadaptation supposée de notre cerveau au porn sur Internet, et Sophie Bécherel les 10 odeurs qui constituent notre spectre sensoriel.

#Souris suicidaire

Souris suicidaire
Souris suicidaire © Radio France / Wendy Ingram

Le parasite de la toxoplasmose, Toxoplasma gondii , est connu pour rendre les souris suicidaires: une fois infectées, elles n'ont plus peur des chats. Pire: lorsqu'elles sentent l'urine des chats, signal qui fait fuir les souris saines, les souris infectées se précipitent vers la source de l'odeur! Résultat: elles ont toutes les chances de se faire dévorer… ce qui fait l'affaire du parasite, qui se reproduit exclusivement dans le système digestif des chats.

Wendy Ingram et ses collègues de l'Université de Californie à Berkeley viennent de montrer qu'étrangement, cette modification comportementale perdure même lorsque la souris est "guérie", c'est-à-dire débarrassée de son parasite. Serait-ce en fait la réponse immunitaire contre le parasite qui provoque le changement irréversible de comportement? La question méritera d'être éclaircie, car de plus en plus d'études semblent montrer chez l'homme, dans certains cas, un lien entre infection et maladies du cerveau (schizophrénie, maladie d'Alzheimer et même AVC…).

#Addiction au sexe

Et si notre cerveau n'était pas adapté à l'usage nouveau du porn sur internet ? C'est la théorie du physiologiste américain Gary Wilson. Il prétend que nos comportements évolutifs face aux stimuli sexuels peuvent nous conduire à de graves addictions. L'un de ces comportements, le Coolidge effect, connu chez tous les mammifères pourrait être à l'origine des cas d'addiction chez les jeunes adultes natifs de l'ère digitale.

La vidéo TEDx de Gary Wilson : The Great Porn Experiment

#Odeurs

"Pop-corn", "citron", "écœurant": voici trois des dix genres d'odeurs que nous pouvons sentir selon les résultats d'une équipe de scientifiques publiés récemment dans la revue PLOS ONE. Les chercheurs ont voulu mettre le doigt sur les principales odeurs, celles qui sont les plus récurrentes. La question reste ouverte de savoir combien de types fondamentaux d'odeurs existent, mais 10 serait le plus petit nombre capable de rassembler les caractéristiques intéressantes de l’ensemble.

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