Chouette Cheveche
Chouette Cheveche © Two Little owls - Kike Calvo/ZUMA Press/Maxppp

Connaissez-vous Gérard de Villiers ? L’auteur des SAS, ces petits livres noirs avec ces 3 lettres, reconnaissables entre toutes, qui barrent la couverture, colorées de femmes dénudées… SAS ou les initiales de Son altesse sérénissime puisque le héros de la collection, Malko Linge est un agent de la CIA, prince autrichien fiancé à Alexandra, une blonde sulfureuse…

L’univers de ces livres qui mêlent récits d’espionnage et libido débridée est très particulier. Gérard de Villiers a 83 ans et en est à son 197ème titre. Faites le calcul : en 50 ans (1er roman paraît en 1965), Gérard de Villiers a rédigé en moyenne 4 livres par an.

Et à travers ses pseudo fictions, assez décapantes, eh bien on peut mieux comprendre l’actualité internationale tant ils sont bien renseignés. C’est en tout cas ce qu'affirme dans un article du NY Times paru avant-hier sous le titre : The Spy Novelist who knows too much (le romancier d'espionnage qui en savait trop) le journaliste Robert F.Worth, spécialiste du Moyen-Orient. Il nous livre une longue enquête sur 8 pages sur ce mystérieux écrivain qui a parfois eu un don de préscience…

Par exemple, il y a un an, Gérard de Villiers publiait Ces fous de Benghazi , décrivant la vie dans un centre secret de commandement de la CIA, six mois avant la mort de l'ambassadeur américain tué dans cette ville libyenne le 11 septembre 2012.

En juin dernier, dansLe chemin de Damas, il décrivait l'attaque d'un des sièges du pouvoir syrien, un mois avant qu'elle ne se produise.

Il y a 30 ans, il avait déjà eu la même intuition. Son roman datant de 1980 mettait en scène l'assassinat du président égyptien Anouar Al Sadate, qui fut abattu en 1981 par des islamistes.

Idem pour la liste Hariri relatant avec force détails les circonstances de l’assassinat du PM Libanais.

D’après le NY Times, Gérard de Villiers a passé sa vie à parler avec des espions et des diplomates, les deux professions encore discrètes qui explique peut-être qu’il parvienne si bien à recueillir leurs confessions. Villiers maquille leurs noms, usurpe leur identité, replante leur décor et le tour est joué.

Peut-être faudrait-il lire Panique à Bamako ? Publié en septembre 2012, ce dernier opus recèle peut-être l’issue de la guerre au Mali ?

A lire sur Le New York Times : The Spy Novelist who knows too much

Ce matin on voyage ensemble, avec Jean-Louis Tissier, le géographe qui termine sa semaine avec nous, en Albanie au début des années 90, à la fin d'une dictature terrible. A 5h20, nous revenons près de nos frontières arpenter la Hollande et y rencontrer le nouveau roi, A 5h25, cap sur le Québec, où nous attend une artiste impliquée dans la sauvegarde des écosystèmes et des cultures locales. Restez avec nous parce qu’un peu plus tard, à 6h-10, on remonte le temps jusqu’à cet épisode de la révolution française : Le 1er février 1800, les Français votent par référendum la nouvelle constitution qui établit le consulat provisoire de Napoléon Bonaparte. Un historien nous raconte !

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