Au sommaire ce matin : l'Afrique médiévale, les employées de maison de Hong Kong, et la première abdication de Napoléon.

Puisque le printemps a décidé de se faire désirer, et qu’on bat même des records de froid dans tout le Nord de la France, voici une histoire qui vous réchauffera le cœur mieux qu’un café dans une froide journée d’hiver, et qui a beaucoup été racontée ces jours-ci sur les réseaux sociaux. L'histoire du café en attente.

Deux clients entrent dans un bar et commandent cinq cafés. Deux pour eux et trois café « en attente ». Peu de temps après, une autre cliente commande deux cafés, un pour elle et un « en attente ». Un peu plus tard dans la journée, une personne qui n’a pas les moyens de se payer un café entre et demande : « bonjour, vous avez des cafés en attente ? » Oui, il y en a. Alors ce sera un café gratuit, s’il vous plait.

La coutume vient de Naples, apparemment elle serait aussi pratiquée en Bulgarie. Et les Indignés de France, sur leur page Facebook, tentent de lancer le mouvement dans l’Hexagone. L’initiative s’appelle aussi « café suspendu », traduction littérale de « cafffè sospeso ».

L’idée a fait le tour des réseaux sociaux. Dans un article de Rue 89, on apprend qu'en Italie, la pratique s’est élargie : on peut payer un café mais aussi un sandwich ou un repas complet « en attente. » Le ticket de caisse de ce qui a été payé en avance est laissé sur le comptoir, sur un pic (les mêmes qu’on voit chez le boucher) et la personne dans le besoin qui entre dans le bar demande « qu’y a-t-il en attente ? »… pour savoir s’il a droit à un café, une bouteille d’eau minérale ou un panino.

Voilà qui fait penser à la tradition de la « place du pauvre », le couvert qu’on laisse à table dans les campagnes. Mais est ce que le « café suspendu » fonctionnerait dans les grandes villes françaises ? Avouez que comme moi, vous vous posez la question : est ce que ça marcherait en France ? Est-ce que le restaurateur jouerait le jeu ? Est-ce qu’il ne garderait pas plutôt l’argent payé en plus par le consommateur qui croit payer un café suspendu ?

Eh bien pourquoi pas ? Est-ce qu’après tout, ce qui est bien français, ce ne serait pas de s’imaginer qu’en France, forcément, ça ne marchera pas ? Pourquoi ne pas essayer ? Si vous prenez un petit noir au comptoir un de ces jours, parlez-en au patron du bar !

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