Un article sur ces "Chercheurs de silence" -religieux, spirituels, mystiques, écolos, jusqu’auboutistes ou simplement idéalistes-, des hommes et des femmes qui font le choix de tout quitter pour vivre loin du monde et de son agitation, parfois dans le dénuement complet.

Dans cet article un peu trop succint tiré du magazine Géo (du mois de décembre 2012 - n°406), on découvre que tous les ermites masculins représentés en photos sont barbus.

Frédéric Lenoir, philosophe et sociologue, évoque ces êtres, hommes, femmes souvent d’âges murs qui décident de prendre volontairement congé de la société: "Les premiers concernés pas l’érémitisme sont les urbains, plutôt les cadres, qui se trouvent soumis à la pression dans leur travail" mais surtout à une agitation qui les empêche de descendre en profondeur dans les choses. Et cela met dans leur cœur une quête de paix. "Car l’homme ne peut pas vivre sereinement sans ménager un espace pour une sorte de dialogue intérieur". Un espace où les émotions du jour, l’agitation de la ville, tout se dépose. Et comment dire, dégonfle un peu, comme un soufflet.

"Les religieux cherchent à privilégier leur relation avec Dieu". Laisser la place au grand Tout pour les pénétrer individuellement, loin du brouhaha. "Cet état de grâce, nous dit Frédéric Lenoir, ne peut être connu que dans la séparation d’avec ses semblables".

L’érémitisme comme on appelle cette expérience spirituelle n’a rien d’incompatible avec l’âge de l’hyper communication. Au contraire, il pourrait en fait en être le produit direct.

"Les ermites nous interpellent parce qu’ils ont l’air heureux, alors qu’ils sont en contradiction avec les valeurs dominantes de notre époque".

Au programme de notre matinée ensemble, une rencontre avec un paléontologue passionné qui nous parle de son métier qui consiste à chercher dans la pierre, les traces de la vie passée. Et puis nous partirons, au présent, en Australie où à chaque début d’été, une course à la mer est organisée. Les australiens en maillot de bain se ruent dans les vagues et nagent près de 3 km. Charlotte, une française expatriée à Sidney a assisté hier à cette course traditionnelle organisée au profit des cancéreux, elle nous la racontera.

Et puis en toute fin d’heure, ne désespérez pas, nous allons assister à la naissance, presque en direct, il y a près de 500 ans, du purgatoire, un 3 décembre 1563. Un historien nous racontera l’officialisation, au tout début du concile de Trente, de ce temps de purification, entre la vie terrestre et l’au-delà.

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