Le médecin doit écouter son patient, le croire quand il dit qu’il a mal quelque part. Voilà qui peut sembler évident, pourtant ça ne l’est pas toujours. La prise en charge de la douleur sera au cœur du 5-6 toute la semaine : c'est la spécialite du docteur Chantal Wood, mon invitée jusqu'à vendredi.

Profiter de la retraite pour faire du bénévolat, pour s’impliquer auprès d’une association caritative, l’idée est très répandue. Pour la bonne raison que quand on travaille, on manque de temps pour ce type d’engagements. Et pourtant, on peut faire les deux en même temps, on peut concilier vie en entreprise et solidarité.

Exemple avec la RTT solidaire. Une entreprise française née l’année, « ça me regarde », essaie de généraliser le concept. La RTT solidaire, c’est du bénévolat à dimension collective au sein de l’entreprise. Vous posez une journée de RTT, vos collègues aussi, tout le monde le même jour, et ce jour là, vous allez tous donner un coup de main à une association de protection de l’environnement par exemple, ou de lutte contre la précarité. C’est ainsi qu’on peut voir les employés d’une mutuelle travailler chez Emmaüs pendant une journée, reportage à lire dans le Parisien Magazine. Voilà une belle manière de se rendre utile et de renforcer au passage l’esprit d’équipe au sein d’une entreprise. Le boulot de « ça me regarde », c’est de mettre en relation les entreprises, dont les salariés vont poser une RTT solidaire, et les associations qui ont besoin d’un coup de main.

Le don sur salaire est un autre exemple de solidarité au sein de l’entreprise. Là, c’est la job d'une autre société baptisée « Microdon ». Elle met en relation, elle aussi, des entreprises et des associations caritatives, mais cette fois en proposant aux salariés de faire un don, d’un faible montant, chaque mois. Le microdon est prélevé directement sur le salaire net. Les salariés choisissent l'organisme auquel ils veulent donner, et cela fonctionne sur la base du volontariat : personne ne voit son salaire ponctionné de force, évidemment ! Le principe c’est de donner peu, mais plus souvent. Et selon la bonne vieille méthode des petits ruisseaux et des grandes rivières, on peut ainsi collecter des sommes importantes.

Le don sur salaire est inspiré du « payrollgiving ». Le concept est né en Angleterre il y a déjà trente ans, et ça marche bien : ils sont près d’un million de salariés britanniques à faire un microdon chaque mois. De quoi récolter 100 millions de livres par an. En France, le don sur salaire est encore très marginal (20.000 salariés seulement ont franchi le pas), tout comme la RTT solidaire. Voilà en tout cas des concepts qu’il faut faire connaître, démocratiser. Parlez-en autour de vous, à votre employeur notamment !

Et si l’argument de la solidarité ne convainc pas votre direction, il y en a un autre qui marchera toujours : le bénéfice en termes d’image ! Il est toujours bon de faire savoir qu’on met en place des actions responsables dans une entreprises... Dans le jargon du monde du travail, on appelle cela la RSE (responsabilité sociale des entreprises). La RSE, c’est parfois avant tout de la com'. Mais après tout, où est le mal? Est-ce un problème si les entreprises s’engagent pour s’offrir un coup de pub?

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