De la difficulté de se faire comprendre : voilà le programme ce matin. Se faire comprendre quand on a mal, d’abord. Comment parler de la douleur, comment décrire son intensité ? C’est le cœur de métier de mon invitée de la semaine, le docteur Chantal Wood.

Ceux là on assurément du mal à se faire comprendre : ils sont devenus des étrangers dans leur propre pays. A 5h25, nous évoquerons le drame des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer qui perdent l’usage de l’anglais, alors qu’ils vivent dans une région anglophone du Canada.

« Je vous ai compris », qu’il disait... Son discours du 4 juin 1958 est entré dans la légende, mais est-ce qu’on l’a vraiment compris, à l’époque ? Et qu’avait-il, compris, lui ? Le général De Gaulle au programme des oubliettes du temps ce matin.

Encore une pleine page dans le Monde de ce mardi : un débat entre Luc Ferry et Jean-Marie Rouart sur l'opportunité de donner plus de place à l'anglais dans les universités françaises. Décidemment, l'enseignement de l'anglais et la loi Fioraso n'en finissent pas d'alimenter le débat. Résultat, on oublie autre débat, qui concerne aussi la langue. On oublie le breton ! Et pourtant, l'actualité est riche ces temps ci autour de cette langue régionale qui compte 180.000 locuteurs.

Je ne sais pas s’il est facile d’acheter Corse Matin à Douarnenez ou Perros-Guirec, mais les défenseurs de la langue bretonne ont sans doute lu avec intérêt l’interview de Manuel Valls hier dans le quotidien corse. Un entretien dans lequel le ministre de l’intérieur s’oppose clairement à une évolution de statut pour la langue corse. L’Assemblée territoriale de Corse a en effet voté il y a quelques jours un statut de co-officialité des deux langues, le corse et le français. « Il y a une langue dans la République, c’est le français, a déclaré le ministre, c’est inscrit au cœur de la Constitution, on ne peut pas détricoter la République ».

Si cette affaire va intéresser les défenseurs du breton, c’est que leur langue n’a pas de statut juridique. Ils ont manifesté d’ailleurs il y a quelques jours sur ce sujet, à Sarzeau, dans le Morbihan… devant la maison de Jean-Marc Ayrault. Les manifestants réclamaient que soit appliquée la promesse numéro 56 du candidat Hollande : ratifier la charte européenne des langues minoritaires. Les bretonnants estiment qu’une ratification du texte aiderait notamment à soutenir les écoles Diwan, établissements en langue bretonne.

S'ils souhaitent faire connaitre leur combat, les bretonnants disposent en tout cas d'un nouvel outil numérique. La Bretagne est en effet la première région française à disposer de son extension internet. Les sites en .bzh, au lieu de .fr ou .com, vont pouvoir apparaître sur la toile.

Enfin, l’info « brezhoneg » qui retient l'attention, c’est surtout un doublage de film. Un film britannique a été doublé en breton : pour l'instant, rien de très original. Mais là, il s’agit d’un film pour adultes. Oui, ma doué beniguet (c’est la seule expression que je connaisse, pardon c’est un peu pauvre), le premier film porno en breton ! C’est l’association Dizale qui propose ce film sur sa plate forme de vidéo à la demande. L’occasion d’apprendre que « Bronnou meurdezus peus » signifie « tu as des seins magnifiques ». Si j’en crois le Télégramme, qui s’est fait l’écho de cette information, « l’association Dizale entend ainsi rappeler que le breton est utilisé quotidiennement par des dizaines de millier de personnes, y compris dans la sphère intime. »

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