Sur France inter en général et dans le 5/6 en particulier, l'Histoire est très appréciée et mise à l'honneur... D'ailleurs savez-vous que les émissions les plus podcastées sont la Marche de l’Histoire et RDV avec X, de véritables échos sonores du passé qui nous aident à mieux vivre au présent? Car, on l'a assez dit, l’histoire aide à relativiser la vie actuelle, à la regarder avec humour et à avoir à son égard une plus grande liberté. Dans les récits du passé, il y a un phénomène infiniment libérateur : on n’est moins rivé à l’immédiateté qui nous corsète un peu trop, souvent. Comme dans les grands voyages au bout du monde, en recueillant des récits historiques, on se rend compte qu’on est bien peu de chose, que l’humanité baigne en fait dans le même mouvement de vie, d’instinct de conservation, de besoins. Nous partageons, dans l’espace et dans le temps, un sort commun, au 1er comme au 21ème siècle. D’ailleurs, j’ai lu ce WE les derniers messages de Stephan Zweig, passionné d’histoire, qui paraissent aux éditions Bartillat. En feuilletant ces sortes de leçons sur le monde, j’ai senti à quel point Zweig était idéaliste.Dans un texte qui suit juste la 1ère guerre mondiale (1919), l’écrivain autrichien déplore déjà la tendance à l’oubli des horreurs de la guerre: Stephane Zweig propose de bâtir « l’histoire de demain »… une histoire qui n’attise pas les haines. Il propose par exemple de montrer non pas "le mal qu'a fait un peuple à un autre, mais ce qu'il lui doit". Ce serait en somme une histoire "non des conflits et des guerres mais des transferts culturels. Les héros de cette histoire nouvelle seraient les écrivains et les artistes, les intellectuels et les savants". Pour retrouver sa présence et sa vitalité, l’histoire, selons Zweig, doit être confiée aux poètes et aux romanciers qui savent et peuvent la faire revivre sans bien sûr la falsifier. A relire: derniers messages de Stephane Zweig chez Bartillat.

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