Ragots, racontars, cancaneries, commérages… appelez-les comme vous le voulez, c’est notre activité préférée… aussi vieille que l'humanité ! Des scientifiques américains ont découvert que le commérage participait à la régulation de la vie sociale, et renforçait la cohésion d’un groupe pour un coût essentiellement nul.

Commenter la vie des autres, cela dériverait du comportement du toilettage réciproque observé chez les singes, remarque un anthropologue d’Oxford…. On crée du lien en réduisant son stress et en se procurant du bien être…

Quand vous parlez de vos voisins, imaginez-vous les bras levés dans un arbre, avec votre maman qui retire des petites bestioles de votre torse velu… cela pourrait calmer votre ardeur à la médisance.

En plus, on s’est rendu compte que lorsqu’on nous parle de quelqu’un sur un ton négatif, eh bien nos mémoires impriment beaucoup mieux les informations que si on nous en parlait de façon neutre ou positive. Notre esprit est comme happé par les racontars, on s’en délecte, on adore ça !

… il suffit de regarder la rapidité avec laquelle on dévore les première pages des magazines d’informations –vous savez celles où il y a toutes les brèves de comptoir … Dans le fond, cette passion pour les confidences freine peut-être un peu la crise de la presse…

Mais bon ce matin, trêve de commérages, ne restons pas sur le pas de porte à commenter la vie des voisins, allez, il fait nuit dans la métropole, partons marcher au grand air…

Source: Le Monde du 1er septembre 2012

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