Overdose, "too much", la couverture de cette campagne américaine dans la presse française est massive: éditions spéciales, spécialistes qui se succèdent sur les plateaux de télévision, unes de magazines depuis 1 mois. L’Amérique est vraiment toujours l’hyperpuissance mondiale au moins médiatique, contrairement à ce que certains disent… il suffit de regarder comment, depuis l’été dernier, on suit pas à pas les 2 candidats, leurs slogans, leurs sorties, leurs gaffes et même l'évolution de leur sourire ultrabrite !

Mais là, c’est vraiment fini, on passe aux choses sérieuses : place aux électeurs... plus de 200 millions d'Américains sont appelés aujourd’hui aux urnes... ils ont le choix entre ce multimillionnaire de 65 ans un peu austère mais très pragmatique ou ce charismatique métis qui a 14 ans de moins que son rival et qui défend la classe moyenne dans l’étau de la crise économique.

C’est Clélie Mathias et Laurent Lavige qui vous donneront les premiers résultats dans la nuit prochaine… dès 1h du matin…. Ils regarderont de très près le territoire de l'Ohio (nord) parce qu’aucun républicain n'a réussi à s'installer à la Maison Blanche sans l'avoir remporté, et M. Obama y a dominé dans tous les sondages récents, même si l'écart semble faible. Et l'arithmétique électorale américaine est telle que si M. Obama remportait nettement l'Ohio, la Floride (sud-est) ou la Virginie (est), l'élection basculerait en sa faveur dès le début de la soirée.

Mais il n’y a pas que la présidentielle... la Chambre des représentants, sera entièrement renouvelée avec un tiers des membres du Sénat. Avec quelle majorité gouvernée, c’est la vraie question, plus importante que le lauréat de la maison blanche !

Et puis, last but not least, comme ils disent une série de référendums locaux… 170 au total, dans les Etats… et qui traitent du concret : par exemple La Floride pourrait ainsi interdire le financement des avortements avec des deniers publics. En Californie, les électeurs doivent décider s'ils veulent, pour la première fois aux Etats-Unis, imposer l'étiquetage de produits OGM, tandis que le cannabis pourrait être légalisé, même à des fins récréatives, dans l'Oregon, le Colorado et l'Etat de Washington.

"C'est pour ce soir. Voyage au bout de la nuit américaine, dès 1 h du matin, sur France Inter »

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L’astrophysicien Michel Cassé nous parle ce matin de la nuit et il nous explique ce qu’elle a de singulier par rapport au jour et, avouons-le, d’un peu ensorcelant… et puis on part ensuite à la découverte de l’Islande qui représente pour moi une autre forme de nuit : un pays perdu, tout au nord et tout à fait à l’ouest de l’Europe… à 6h-15, le choix littéraire de Colombe Schneck… et nous sommes dans la grande semaine des prix littéraires : Goncourt, Renaudot, Fémina et j’en passe… eh oui, il n’y a pas que les Américains qui votent ces jours-ci ! A 6h-10, nos oubliettes du Temps, un historien nous racontera le siège de Pavie, par les troupes françaises, le 6 novembre 1524…

PARTENARIAT AFP

Une école allemande promeut la diversité de cultes pour unir les communautés (MAGAZINE) Par Yannick PASQUET =(PHOTO)= OSNABRCK (Allemagne), 22 oct 2012 (AFP) - En Allemagne, une école catholique rassemble depuis la rentrée chrétiens, musulmans et juifs en mettant en exergue les différences religieuses pour enseigner le respect de l'autre. Comme dans tous les établissements scolaires, les 22 élèves de six ans de la classe "Trois religions" d'Osnabrück, dans le nord-ouest, apprennent à lire, écrire et compter. Des activités musicales et sportives figurent aussi au programme de cette classe gérée par le diocèse local. Mais chaque lundi, durant une heure et demie, les enfants sont séparés. Les huit petits musulmans se rendent au cours de religion islamique, les deux élèves juifs au cours de judaïsme. Pour les autres, un enseignement de religion chrétienne est dispensé par une enseignante catholique. En Allemagne, le cours de religion est obligatoire à l'école. Tous les élèves doivent y participer, sauf si les parents demandent à ce que leur enfant en soit dispensé. "C'est une expérience révolutionnaire et un projet unique en Allemagne", s'enthousiame Sebastian Hobrack, responsable de l'enseignement de la religion juive. Il s'agit pour chaque enfant de renforcer sa propre identité religieuse et d'apprendre que le petit camarade assis à côté fête Hanoucca et pas Noël et est circoncis et non baptisé, poursuit-il. "L'objectif n'est pas de niveler les différences religieuses", insiste également Winfried Verburg, responsable du service éducation du diocèse catholique d'Osnabrück et père du projet. "Nous voulons que les enfants apprennent à vivre ensemble et à cohabiter en paix malgré leurs différences religieuses", poursuit-il. Responsable notamment de l'enseignement de l'islam, Annett Abdel-Rahman, autorisée à porter le voile en cours, estime fondamental d'"éveiller les enfants au respect des autres religions". Mais des opposants à cette classe font valoir que la cohabitation de différentes religions dans la cour de récréation est déjà une réalité dans de nombreux quartiers à forte population immigrée. Pour eux, cette classe renforce la ségrégation, plus qu'elle ne favorise l'intégration. L'idée a vu le jour il y a trois ans alors que la survie de l'école catholique était menacée en raison du trop faible nombre d'enfants catholiques inscrits. Le diocèse a alors décidé de monter un nouveau projet. "L'intégration, c'est quand un enfant accepte ce principe: j'ai le droit de faire ou de penser ça et l'autre qui n'a pas la même religion que moi a exactement le même droit", se défend Claudia Sturm, inspectrice de l'enseignement auprès du diocèse. Lors des fêtes comme Yom Kippour ou Pessa'h, les enfants juifs sont dispensés de cours. Pour l'Aïd, ce sont les musulmans qui restent à la maison. "Aux autres enfants nous expliquons pourquoi leurs camarades ne sont pas là, nous expliquons ce qu'ils fêtent", souligne Claudia Sturm. Pas question non plus d'organiser une fête de classe un samedi ou lors du ramadan. Depuis la rentrée, les plus grosses difficultés ne se situent pas dans la salle de cours mais... à la cantine. "Quand on a servi aux enfants musulmans de la soupe aux pommes de terre et à la saucisse, ils ont dit qu'ils ne pouvaient pas en manger", rigole Annett Abdel-Rahman, "J'ai dû leur expliquer que ce n'était pas du porc". Les plats cuisinés pour les enfants ne sont pas kascher, mais pour la vaisselle, les responsables scolaires ont choisi le verre et non la porcelaine qui ne peut pas être cachérisée. "Pour les anniversaires, nous avons établi une liste afin que les parents sachent quels gâteaux pourront être mangés par tous", ajoute-t-elle. "Ce sont les petites choses du quotidien mais c'est exactement de cela dont il s'agit dans notre école".

à retrouver sur le site www.afp.com

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