Le roman bénéficie-t-il d’une immunité ?

Peut-on tout écrire, pourvu qu’on ait du style ?

C’est la question que se pose ces derniers jours la presse littéraire… A l’origine, une polémique : la parution d’un livre sur l’assassin norvégien signé par l’écrivain-éditeur Richard Millet

Son dernier opus dresse le portrait d’Anders Breivik, en essayant de montrer comment celui-ci est directement engendré par la société actuelle, faite d’image et d’instantanéité. Ce que dit Richard Millet, d’après Libération qui est venu le rencontrer derrière une pile de manuscrits posés sur son bureau de Gallimard, c’est que « nous vivons de plus en plus au milieu d’ordures. De l’ordure littéraire, artistique, musicale, cinématographique, architecturale ». Richard Millet (sur France Info) explique qu'il n'approuve pas le geste du tueur, mais il évoque sa « perfection formelle », sa dimension « littéraire ». Richard Millet est un grand éditeur. Mais lui, avant tout, « veut être un écrivain jusqu’au bout ». A quoi ressemblerait notre époque si les romanciers ne peuvent plus y rentrer comme par effraction ? Ne risque-t-elle pas de devenir plus compacte et oppressive que jamais ?

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