Le début de la fin de l'empire colonial français, c'était un 7 mai : la défaite de Diên Biên Phu au programmes du 5-6 ce matin. On se penchera aussi sur la beauté des squelettes d'animaux avec notre invité, Jean-Baptiste de Panafieu. Et puis avec l'AFP, direction le Gabon, pour évoquer les crimes rituels : réel phénomène ou fantasme alimenté par les réseaux sociaux?

Pour savoir comment va une entreprise, souvent les données comptables ne suffisent pas. Par exemple, comment se porte Meetic, leader européen de la rencontre sur internet ? La société vient de rendre public ses résultats pour le premier trimestre 2013. Ils sont un peu mitigés : un bénéfice net en baisse de 9% au premier trimestre, à 3,1 millions d'euros, et tout de même 800.000 inscrits, 800.000 célibataires en quête de rencontre en ligne. La période est difficile pour Meetic, qui doit se remettre d’une rupture récente : le fondateur Marc Simoncini a vendu ses parts au concurrent, Match.com, pour se lancer dans la vente de lunettes, toujours sur internet. Meetic souffre aussi aujourd’hui de la concurrence de sites plus décalés, comme Adopteunmec.com. Voilà pour la réponse économique. Mais au-delà de ça, il ya un changement de modèle.

Peut-être avez-vous vu récemment, à l'arrière d’un bus ou à la télévision une publicité pour les soirées Meetic. « C’est comme une soirée normale, explique une jeune femme, sauf que tu ne passes pas toute la soirée à chercher LE célibataire, puisque tout le monde est célibataire ».

Cela ressemble, à mon avis, à un changement de modèle assez cocasse. Le site de rencontre en ligne qui se met à organiser des rencontres dans la vraie vie ! L’entreprise qui avait dématérialisé la rencontre amoureuse, en la faisant naitre sur Internet, se met à la rematérialiser… et va nous expliquer, par la magie du marketing, que c’est très novateur !

Si les entreprises se mettent à rematerialiser ce qu’elles ont dématérialisé, c’est la porte ouverte à toutes les inventions. Je verrais bien les sites Itunes ou Deezer, qui vendent de la musique sur Internet nous expliquer qu’ils viennent d’inventer un truc incroyable : ce serait une boutique où on pourrait aller découvrir des nouveautés musicales, on discuterait avec un vendeur, en chair et en os, qui nous conseillerait en fonction de nos gouts. Et en échange d’un peu d’argent, on pourrait repartir chez soi avec un disque !

C'est vrai que c’est agaçant, le marketing… mais avouez que ce serait une bonne nouvelle s’il réinventait le magasin de disque. On verrait refleurir des disquaires un peu partout. Il n'est pas interdit de rêver.

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