Obama réélu, portons notre regard sur le pays qui abrite 25% soit 1/4 de la population mondiale: la Chine. A Pékin, ces jours-ci, sur la place Tien an Men, vous trouverez une composition florale gigantesque de 15m de haut sur 50 m de circonférence. Ces fleurs, à l’entrée du Grand palais du Peuple, ne cachent pas les électeurs qui sont dramatiquement absents, à l'heure où le pays renouvelle sa direction. Car aujourd’hui, ce sont seulement 2.270 délégués, fidèles communistes, qui représentent le plus grand parti du monde (82 millions de membres) et toutes les facettes du pays au 1,3 milliard d'habitants. Et en plus, ils n’ont pas vraiment le choix, ces 2000 et quelques délégués... simples figurants pour la plupart, ils ne feront qu'entériner la succession déjà décidée du président Hu Jintao par un certain Xi Jinping, cacique du parti, ancien ingénieur chimiste et déjà vice président de l’Etat chinois depuis 4 ans... qui doit devenir le prochain secrétaire général du PCC.

Le Congrès s’est ouvert ce matin, et La date du 8 novembre n'est pas anodine. Le 8 est pour les Chinois porte-bonheur. Le congrès qui avait intronisé l'actuel président il y a dix ans, s'était également ouvert un 8 novembre. Et les Jeux olympiques de Pékin, ceux de la fierté retrouvée de la Chine, avaient débuté le 08/08/2008. Bref une date heureuse mais l’évènement n’a rien d’une fête démocratique. Certains Chinois qui ont suivi de près l’élection outre atlantique, devaient avoir le coeur serré d’être ainsi privés de voix, d’avis sur la conduite de leur pays. Et personne aujourd’hui n'imagine que la Chine puisse devenir une démocratie complète, la stabilité demeurant une règle d'or et le parti unique une donnée intangible.

Voilà donc un Congrès du Parti communiste déjà embaumé, qui sent moins les fleurs que la naphtaline...

LES LABORIEUX VIEILLARDS DU JAPON - AFP.com - Coup de téléphone à Patrice Novotny

Ces vieux Japonais qui ne jurent que par le travail (MAGAZINE) Par Patrice NOVOTNY =(PHOTO)= TOKYO, 07 nov 2012 (AFP) - Tous les matins, été comme hiver, Mitsumi Kobuna se lève à 05H00, il file faire ses emplettes au grand marché Tsukiji de Tokyo, puis s'occupe de sa poissonnerie jusqu'à 20H00. Petit détail: M. Kobuna a 73 ans. Rien d'exceptionnel au Japon où nombre de seniors travaillent jusqu'à un âge canonique. Depuis l'âge de 18 ans, ce commerçant souriant et appliqué s'échine 6 jours par semaine à la poissonnerie, affaire familiale depuis quatre générations. Du bout des lèvres, il reconnaît peiner davantage depuis une dizaine d'années, mais il se dit "heureux" et espère travailler encore au moins deux ou trois ans, malgré ses cheveux gris. Des Mitsumi Kobuna, le Japon en a à revendre. Les hommes y travaillent jusqu'à plus de 69 ans en moyenne, contre un peu moins de 64 ans en moyenne dans les 34 pays développés de l'OCDE, et 59 ans en France. Les Japonaises triment jusqu'à près de 67 ans - un peu moins de 63 ans en moyenne dans l'OCDE et 59 ans et demi en France. Les autorités japonaises incitent il est vrai les personnes âgées à travailler toujours plus longtemps, afin de compenser le vieillissement accéléré de la population et la raréfaction de la main d'oeuvre. Certains politiques joignent même le geste à la parole, comme l'ex-gouverneur de Tokyo Shintaro Ishihara qui, à 80 ans, vient de prendre la tête d'un parti nationaliste composé de parlementaires septuagénaires. "Si j'arrête de bosser, je vais me sentir vieux", confie de son côté Koji Saito, dirigeant d'un magasin de thé à Kagurazaka, un quartier pittoresque de la capitale. A 75 ans, il affirme travailler 6 ou 7 jours par semaine, 12 heures par jour. "Cela fait 50 ans que je travaille dans le coin. J'essaie d'arrêter progressivement mais le jour où j'en aurai terminé, c'est un peu ma vie qui sera finie", dit-il. Cette mentalité est particulièrement prégnante dans les générations de la guerre ou l'immédiate après-guerre, une période de privation où un dur labeur semblait la seule voie pour reconstruire un pays dévasté et sortir sa famille de la misère. Pour Kenji Wada, un juriste de 73 ans spécialisé dans les brevets industriels, le travail n'est pas qu'un simple gagne-pain: "L'argent est secondaire, l'essentiel est de remplir sa tâche dans la société". Depuis la création de son cabinet il y a presque 40 ans, il a oeuvré au dépôt de brevets internationaux pour nombre d'entreprises japonaises, qui continuent à le solliciter: "ces sociétés me confient des dossiers sans se soucier de mon âge. Je ne peux les décevoir". Travailler après la retraite ============================== Une loi adoptée en août impose aux entreprises de conserver leurs salariés jusqu'à 65 ans, en tous cas ceux qui veulent rester. En parallèle, l'âge de début de versement des pensions va être progressivement repoussé, de 60 ans aujourd'hui à 65 ans en 2025. Ces réformes a priori douloureuses n'ont pas suscité de hauts cris au Japon, dont une frange de la population a fait sienne l'adage "le travail, c'est la santé". Alors que dans les pays occidentaux fleurissent les enquêtes sur l'épanouissement au travail, ici la notion de plaisir semble hors de propos: les Japonais ont le sens du devoir et ne se noient pas dans ce type d'interrogations existentielles. "Je ne me suis jamais demandé si mon travail était rigolo ou pas", tranche Seichiro Fukui, 64 ans dont 41 à raison de 60 heures hebdomadaires comme courtier d'assurance, agent immobilier ou encore marchand de galettes de riz. "Mon père a trimé jusqu'à 80 ans et moi aussi je travaillerai jusqu'au bout. Ma vie s'est construite comme ça et ce n'est pas maintenant que je vais changer! Et puis si je prends ma retraite, que vais-je faire ?", s'interroge cet élégant sexagénaire énergique. Au Japon, c'est la question que se posent nombre de travailleurs d'âge mûr: comment ne pas devenir inutile et trouver un sens à sa vie une fois retraité ? Certain ont trouvé la solution: ils retravaillent. Yumiko Tominaga, 61 ans, a pris une retraite anticipée d'institutrice il y a une petite dizaine d'années pour raisons de santé. Une fois guérie, elle a décidé de se consacrer à sa passion: la préparation du thé et la cuisson du pain. "Je me sens revigorée et très heureuse lorsque je travaille au bénéfice de quelqu'un", se réjouit-elle. La jeune retraitée vient de retaper un local dans sa bourgade agricole de Hitachiota, au nord-est de Tokyo, pour ouvrir une boulangerie-pâtisserie spécialisée dans les aliments préparés à la farine de riz. pn/jlh/cacAU MENU DE NOTRE HEURE ENSEMBLE

Au menu de notre heure ensemble, on grimpe dans les étoiles dans 10 minutes avec un astrophysicien passionné, Marc Lachieze Rey, et puis à 5h25, on part à la rencontre de ces vieillards Japonais de 70 ou 80 ans qui veulent continuer à travailler malgré l’âge, car là-bas, au Japon, souvent on reste en activité jusqu’à un âge canonique... Et puis avec Colombe Schneck, nous commenterons le Prix Goncourt décerné hier à Jérôme Ferrari pour le Sermon sur la chute de Rome... drôle de choix des jurés, nous le verrons. Et puis à 6h-10, nous parlerons de la découverte un 8 novembre en 1895, des Rayons X qui ont révolutionné la science, il y a donc un peu moins de 120 ans, et qui n’en finissent pas d’être perfectionnés. Car au début, ils brûlaient ce qu’ils touchaient, aie aie aie...

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