Canaletto au musée Maillol

Je suis allée ce week end voir l’exposition intitulée Canaletto à Venise parce que l’affiche du musée m’avait attirée. Venise est présentée comme une ville un peu bleue, alors que je la perçois comme une ville plutôt grise, rose, voire un peu sombre, avec des touches de lumières ça et là. Mais ce peintre du XVIIIème bien nommé, Canaletto, l’a arpentée à pied et surtout sur la lagune : il a passé plusieurs années, dans une gondole, à circuler sous tous ses ponts, pour peindre ses 400 tableaux, dans toute la première partie du XVIIIè. Ce qui frappe d’abord dans cette exposition, c’est la rigueur du dessin, la perfection des proportions, c’est son réalisme. Des peintures comme des photos, avec ses petits bonshommes en chapeau et des saynettes miniatures. Canaletto travaillait sur sa gondole, il y passait des journées avec ses carnets de croquis et sa "camera obscura", représentée dans l’exposition, sorte de chambre portative, qui couche sur un écran lumineux, caché derrière un rideau, le reflet du bâtiment qui se trouve derrière soi. Ancêtre de l'appareil photo. Ainsi, l’ancien décorateur de théâtre a restitué l'image d'une Venise idéale, avec ses palais majestueux et ses fêtes somptueuses… Il remportera un succès foudroyant, notamment auprès des anglais qui ont gardé dans leurs collections publiques et privées près de 200 tableaux de Canaletto, achetés à l'époque… tandis que, semble-t-il, le Louvre n’en a qu’un... Devant les tableaux ce WE, les visiteurs s’exclamaient en désignant un point peint il y a 3 siècles: « regarde, c’est là qu’on a dîné une fois ! Ici, se trouve la boutique où nous avons acheté le vase en verre de Murano! ». Quel talent, ce Canaletto: il abolit le temps qui passe ! A voir, donc : Canaletto à Venise. Musée Maillol – jusqu’au 10 février 2013.

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Nous recevons un éminent neurologue qui nous expliquera comment et pourquoi l’art, les beaux objets, la musique, peuvent nous aider à vivre au quotidien. Et puis à 5h22, nous mettrons le cap sur la Belgique, un pays en voie d’éclatement, avant de rejoindre au téléphone en direct Cécile, une française expatriée et très heureuse dans le Royaume de Norvège, à Oslo. Restez avec nous car à 6h-10, nous vous réservons une surprise, dans nos oubliettes du temps, un historien nous racontera le toast d’Alger, porté un 12 novembre 1890 et qui entérine le ralliement des récalcitrants catholiques à la République française… l’histoire a plus d’un siècle mais vous l’entendrez, le récit de Yann Potin promet d’être passionnant, comme si l’évènement s’était produit hier.

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