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Au sujet de la mobilisation hier, autour du projet de loi en faveur du "mariage pour tous"

Nous ne sommes pas si habitués à la voir, cette France tranquille qui a envahi les rues de Paris dans l’après-midi d'hier, par un froid mordant. Un dimanche où des individus peu habitués à manifester ont marché plusieurs heures vers le Champ de Mars pour dire surtout leur opposition à l’adoption d’enfants par des couples homosexuels... Ce projet de loi qui fait partie des promesses de campagne de François Hollande est considéré comme la plus grande réforme sociétale depuis l'abolition de la peine de mort en 1981 par François Mitterrand. Et son cheminement, dans les rouages de notre république divise au-delà des clivages habituels, même si une grande partie de la droite et les responsables religieux y sont hostiles.

800 000 personnes selon les organisateurs, près de 350 000 selon la police, la guerre des chiffres faisait rage hier soir : du simple au double, on a rarement eu autant de décalage. Reste que le gouvernement tient bon. Il a choisi un adjectif pour qualifier la mobilisation. Consistante, comme un bonne baguette à l’ancienne. Consistante. Ce matin, la Presse Quotid Régionale est assez surprise par la fin de non recevoir du gvt. Dans La République des Pyrénées, Jean-Michel Helvig "voit d'autant moins la majorité en place se déjuger que ceux qui ont défilé hier forment, pour l'essentiel, un électorat qui n'avait pas voté et ne votera sans doute jamais pour elle".

Dans La Dépêche du Midi, Jean-Claude Souléry tranche : "c'est au Parlement et à lui seul de décider d'une loi qui, comme il en fut pour le Pacs, s'imposera à tous.

Ce qui fait dire à Dominique Jung (Dernières Nouvelles d'Alsace) que "la démonstration de force d'hier, même minoritaire à l'échelle du pays, balaie la thèse de +la France apaisée+ dont François Hollande aimait se féliciter." Le projet doit être examiné à partir du 29 janvier. Nous suivrons le débat de près sur France Inter...

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Ce matin, un programme de choix :

A 5h10, nous faisons connaissance avec Philippe Charlier, un médecin légiste passionné qui sera notre invité scientifique toute cette semaine. Il nous parlera de son étrange métier, qui consiste à faire parler les corps inanimés et à percer leurs secrets. A 5h25, nous partons pour Singapour, où nous attend Louis-Bernard Carcouet, un français installé dans la cité asiatique, la plus propre du monde, depuis près de 2 ans. Il évoquera son expérience et ses chocs culturels successifs. A 5h40, Colombe Schneck nous fera découvrir le dernier livre d’Antoine Compagnon, disciple de Roland Barthes, et professeur de littérature au collège de France. A 6h-10, enfin, nous retrouverons notre éphéméride : un historien nous racontera comment de Gaulle a mis son véto à l’entrée de la GB en Europe. Un 14 janvier 1963.

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