Tombée du ciel, la princesse Kaguyahime!

Hier, une fois n’est pas coutume, je suis allée voir un spectacle de danse japonaise. Un ballet contemporain, lunaire à souhait, très épuré… dans lequel les danseurs font chacun des contorsions toutes asiatiques. Des gestes nets qui épousent les percussions.

Bref, tout le monde dansait dans cet opéra, même l’orchestre montait parfois sur scène, à toute vitesse comme des flammes qui sortent de terre…

Avec ce ballet créé en 1988 par le tchèque Jiri Kylian, on renoue avec la plus profonde tradition du Conte japonais. Celui-ci a plus de 1000 ans, il s’agit du fameuxcoupeur de bambous .

Il raconte l’arrivée sur terre d’une princesse de la Lune, astre pur et sublime tout de blanc vêtu, dont la beauté déchaîne le cœur et le corps des hommes. Une poignée de danseurs tentent de la séduire, à force de contorsions… de plus en plus frénétiques et alambiquées.

Bien sûr la princesse Kaguyahime les dédaigne avec un aplomb extraordinaire… et un équilibre parfois un peu incertain, dans sa tenue blanche scintillante qui laisse apparaître toutes ses formes.

C’est un spectacle féérique où les danseurs se laissent inspirer par l’univers des arts martiaux. Positions nettes, gestes totalement contrôlés… au son d’un immense tambour placé au fond de la scène et au souffle de trois musiciens de Gagaku, surélevés dans l’orchestre dans leur tenue traditionnelle, face au public.

On écoute la brise passer parmi les pousses de bambous et on observe d’un seul coup le réveil des sens, du corps…

On ne dira jamais assez combien l’épure de l’univers japonais est fascinante. Rien n’égale cette puissance sourde, toute en retenue, parsemée de silhouettes, d’ombres, et de chevaux combattants…

Au programme de notre matinée ensemble, dans un instant, on parle des plus grandes villes du monde, quelle vie faut-il y mener, comment ne pas être écrasé sous la pression urbaine? Un géographe nous répondra. A 5h25, nous évoquerons l’étonnante séquence romaine… que dis-je vaticane de lundi dernier : En annonçant la fin prochaine de son pontificat, le Pape a éclipsé d’un seul coup toute la vie politique italienne à quelques semaines d‘élections législatives de très haute importance. C’est le sujet d’Allo L’Europe. Et puis restez avec nous car à 6h-10, nous évoquons ce matin la mort du Président Félix Faure, dans les bras de sa maîtresse… C’était en 1899 et cette fin digne d’un roman d’espionnage a fait beaucoup jaser en France et en Europe. Un historien nous racontera cet épisode étonnant.

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