Nous n’avions pas prévu de repartir aussi vite au combat, seulement voilà, presque sans crier gare, la France s’est jetée dans la guerre et aujourd’hui se trouve en première ligne, dans le désert africain. De 650 hommes dépêchés sur place, l’Etat major évoque déjà l’arrivée prochaine de 2000 à 3000 de nos soldats. L’objectif est clair même si la stratégie elle l’est moins : attraper et surtout neutraliser cet ennemi des sables, aussi fuyant et résistant qu’une hyène, éradiquer le djihadisme sahélien. C’est ambitieux, personne n’en doute. D’autant plus ambitieux, qu’on l’a vu hier, le front est loin d’être figé : le Nord-Mali est grand comme la France et les troupes ennemies abandonnent des villes pour en prendre d’autres, elles s’approchent et reculent, comme le vent du désert balaie les dunes de sable. D’après les spécialistes, les combattants islamistes se sont préparés. Depuis des mois, selon un spécialiste cité ce matin dans les pages de Libération, "les groupes islamistes auraient mis en place un maillage serré de points de ravitaillement en vivres, en essence, et même en pièces détachées automobiles". Autant d’éléments difficilement repérables du ciel, ce qui signifie que cette guerre ne restera pas longtemps asymétrique si on veut la gagner. L’aviation ne suffira pas. Il faudra envoyer des hommes sur zone, au sol, pour tenir le terrain. Et là les spectres irakiens et afghans, ces bourbiers infinis ne tarderont pas à revenir à notre mémoire. Il faudra donc être vigilants mais aussi patients et comme le suggérait Hubert Védrine dimanche sur notre antenne, déjà penser l’après conflit.

PROGRAMME DE L'EMISSION

A 5h15, nous retrouvons Philippe Charlier, notre invité scientifique de la semaine. Autopsieur, médecin légiste et passionné, il nous racontera comment il a travaillé sur certains corps illustres, comme sur celui d’Henri IV, pour lui faire révéler ses derniers secrets. Et puis à à 5h25, le correspondant de l’agence France Presse à Tokyo nous racontera la chasse aux personnes obèses que les pouvoirs publics mènent au Japon. Eh oui, il ne faut pas se fier au culte rendu aux sumos, ils sont les seuls japonais en surpoids autorisés ! Et puis restez avec nous car vers 6h-10, nous retrouverons l’historien Pascal Ory qui nous parlera, ce matin, de la première apparition, en janvier 1929, il y a plus de 80 ans, de la figure de Tintin…

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