Ce matin, nous passerons par Berlin pour visiter la maison de la poupée Barbie ! Je sais que vous en rêvez, la demeure de Barbie, en taille réelle... Escale aussi à Valence en Espagne, où une nouvelle forme de tourisme fait la part belle à la participation citoyenne. Nous ferons enfin un détour par Fontenay, en Vendée : la bataille de Fontenay, c’était un 16 mai, en 1793.

Ils sont vraiment capables du meilleur comme du pire, chez Google. Je vous parlais hier du Timelapse, cet outil élaboré par Google avec la Nasa et le magazine Time qui permet de visualiser en quelques secondes l’évolution de la planète depuis trente ans. Eh bien le même Google fait aussi parler de lui sur un autre sujet, une initiative qui fait beaucoup moins rêver.

Le géant américain de l’Internet a déposé un brevet qui permettrait de détecter des contenus illégaux dans nos courriels. Cela fonctionnerait un peu comme un correcteur d’orthographe. Imaginez, vous êtes en train de rédiger un mail, et une fenêtre s’ouvre pour vous avertir que ce que vous écrivez est illégal. Si vous êtes au travail, on pourra vous signaler que le contenu de votre message est contraire au règlement intérieur de votre entreprise. Et ce, avant même que vous ayez envoyé le message !

Cette histoire vous rappelle quelque chose ? A moi aussi. On se croirait dans Minority Report , ce film américain dans lequel on arrête les gens parce qu’ils sont sur le point de commettre un crime ou un délit. Ce brevet n’a pas encore été approuvé, seulement déposé. Il s’appelle « policy violation checker », « vérificateur de violation de règle », et repose sur une base de données d’expressions « problématiques ou qui présentent des implications légales pour une personne ou une entreprise. » Exactement comme un correcteur d’orthographe là encore, ce vérificateur vous proposerait une correction, une manière moins risquée, plus diplomatique, voire plus légale, d’écrire votre message.

On savait déjà que les messages publicitaires qu’on nous propose sont adaptés au contenu de nos mails, on savait donc que Google lit nos mails. Si ce dépôt de brevet inquiète, c’est parce qu’on craint évidemment une nouvelle intrusion de Google dans notre vie privée. Pas de panique, répond la direction du groupe américain, c’est juste un dépôt de brevet ! Il n'a pas été approuvé. Et même s'il l'est, cela ne signifie pas que le système sera bientôt utilisé, explique le porte parole de Google cité par le Huffington Post. « Certaines idées deviennent des produits ou des services réels, d’autres pas. Certaines idées arrivent à maturité, d’autres tombent dans les oubliettes ». On espère en effet que cette magnifique idée y restera, dans les oubliettes.

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