Novembre, c'est le mois de la Presse Hebdomadaire régionale, 9 millions de lecteurs chaque semaine, dans 287 territoires de l'hexagone!

Vous connaissez certainement le titre hebdomadaire de votre région. Le journal qui sort chaque semaine dans votre coin de France, et qui raconte un peu la vie locale, propose quelques reportages et donne le programme des évènements à venir pas trop loin de chez vous...

C’est drôle, on m’a transmis une collecte de ces journaux cette semaine et en les feuilletant, je me rends compte que la vie des territoires est très dynamiques, et que ces journaux remplissent une véritable mission de lien, de proximité. Lorsqu'on n'est pas du territoire, c'est un peu comme si l'actu venait d'une autre planète!

Alors qui sont ces journaux? Comment survit cette presse de proximité à l’heure où l’écrit papier est voué à disparaître ? Eh bien en France, il existe 287 titres de PHR, qui recouvre 89 départements. Ils sortent en général les jeudi et vendredi, vos hebdos du coin, et ils vous parlent, en filigrane d’identité territoriale. Ils coûtent entre 1€ et 1,50€, pas si cher pour un hebdo… La moitié seulement de ces titres dispose d’un site internet.

Bon si on exclue la Manche Libre qui est de loin le plus fameux des titres de la PHR, avec 70 000 exemplaires vendus chaque semaine, les autres journaux de votre Presse Hebdo régionale sont tirés à 10 000 ex. en moyenne.

Et pourquoi ne deviendriez-vous pas lecteur ? je dis cela d’autant mieux que cette presse de proximité ne fait absolument pas concurrence à vos bons RDV de radio. Vous ne risquez pas d’être infidèles à France inter, tout cela est complémentaire ! allez, essayez de profiter du WE pour jeter un coup d’œil sur votre hebdo local, vous serez surpris par la qualité de certains d’entre eux. Vous les trouvez dans vos kiosques, chez les marchands de journaux, dans les grandes surfaces et parfois chez votre épicier, boulanger, les commerces de proximité.

Au menu de notre heure ensemble , on parle des contes des frères Grimm dans notre chronique européenne, car Tom Pouce, Hansel et Gretel, les musiciens de Brème, fêtent cette année leurs 200 ans… et puis on part pour une petite ville d’Angleterre où le prêtre s’est mis à la mode Twitter pour rendre ses sermons plus interactifs !

A 5h40, après Colombe Schneck et son choix de livre pour le WE. Enfin, RDV avec l’histoire : aujourd’hui on évoque l’inauguration en grandes pompes du Canal de Suez, un 16 novembre 1869!

PARTENARIAT AFP - L'ACTU EN ANGLETERRE à retrouver sur le site www. afp.com

Avec la bénédiction du prêtre, des fidèles anglais tweetent pendant la messe (MAGAZINE) Par Béatrice DEBUT =(PHOTO+VIDEO)= WESTON-SUPER-MARE (Royaume-Uni), 12 nov 2012 (AFP) - Six téléviseurs à écran plat sont suspendus sur les piliers de l'église au style gothique de Weston-super-Mare, en Angleterre. "C'est un dimanche Twitter, donc allez sur votre compte", lance le prêtre aux fidèles. "Si vous avez une question, tweetez la et j'y répondrai". Pour ces célébrations peu conventionnelles, la petite église centenaire de Saint-Paul s'est dotée d'un réseau wi-fi et d'un mot de passe de circonstance, "Abraham 123". "A l'époque romaine, il y avait les routes pour voyager et transmettre le message du Christ. Au Moyen-Age, il y eut l'imprimerie. Aujourd'hui, on a Twitter, Facebook, YouTube. Ce sont les outils que Dieu nous a donnés pour diffuser sa parole", explique Andrew Alden, 47 ans, prêtre de l'église anglicane de Saint-Paul, à l'initiative du projet. "Le message est le même, le média est différent", résume-t-il avec malice. Avec Twitter, "le sermon n'est plus un monologue (...), il devient une conversation", complète Brian Champness, en charge de l'homélie ce dimanche. "C'est d'ailleurs ce que Jésus faisait, il répondait à des questions", ajoute le vicaire trentenaire. Dans l'assemblée, un adolescent profite du réseau wi-fi pour actualiser son profil sur Facebook, un père de famille pour consulter une recette de cuisine, et d'autres paroissiens pour réagir du tac au tac au sermon. "Peut-on changer notre ville en 14 jours en utilisant des mots positifs et en faisant le jeûne des mots négatifs? Essayons", commente àrev2bshaz, en écoutant l'homélie du jour basée sur le pouvoir des mots. Le tweet est retransmis sur les écrans de l'église. Tout comme celui de Charlotte Pike. +Nos pensées ont-elles le même impact que nos paroles?+". "Excellente question!", réagit enthousiaste Brian Champness, avant de développer sa réponse. Sur son pupitre en bois, cohabitent une Bible à la couverture de cuir rouge et son iPad. Parmi les paroissiens, les avis sont partagés sur l'utilisation des médias sociaux pendant la messe. "Twitter m'aide à me concentrer sur le sermon, sinon j'ai tendance à penser à autre chose", témoigne Carmen Rogers, enseignante de 21 ans. "C'est comme un cours: si on ne prend pas de notes, ça ne rentre pas." Penny Hynds, 48 ans, qui a ouvert son compte Twitter spécialement pour la messe, approuve. "Ca m'aide à mieux intégrer" le sermon. Mais pour Adrian Stone, père de famille de 50 ans, "c'est assez perturbant". "Le temps de penser à un tweet, de l'écrire et de le corriger, la messe est dite!" Naomi Dunn, conseillère en communication, 44 ans, avoue ne s'être jamais lancée. "Je suis une bavarde. Je ne pourrais pas dire quoi que ce soit qui ait du sens en seulement 140 caractères!" Andrew Alden a pensé à utiliser Twitter pour lutter contre la désaffection des églises: "Il y a de moins en moins de jeunes adultes dans les églises. Utiliser les médias sociaux (...) est une façon d'établir le dialogue avec cette génération qui nous échappe." Au besoin, cela permet d'ignorer des questions incongrues, qui auraient pu être posées à voix haute. La méthode semble porter ses fruits, se félicite Andrew Alden: la communauté de Saint-Paul, qui utilise Twitter depuis le début de l'année une fois par mois, a doublé en cinq ans. Mais les personnes âgées, à quelques exceptions près, restent réticentes à cette technologie, reconnaît-il. "Elles sont très mal à l'aise à l'idée de sortir un téléphone en public, elles pensent que c'est impoli." Pour éviter la diffusion de tweets malencontreux sur les écrans de l'église, un bénévole, Mike Pimm, assis au fond de la nef, filtre sur son ordinateur les messages. Ce dimanche, il exclut de passer: "Y a-t-il quelqu'un de plus petit en taille que notre vicaire?". "C'est un peu cruel", justifie-t-il, cheveux grisonnants retenus en queue de cheval. Mais il s'amuse aussi à sélectionner quelques tweets légers: "Pige que dalle à ce que dit ce mec", écrit àrobcromwell. Un clin d'oeil à l'accent australien du vicaire.

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