Ah je paierais cher pour savoir ce qu’ont en tête Bachar el Assad et François Bozizé ces jours-ci. Le tyran syrien qui assaille son peuple depuis 2 ans et le potentat centrafricain doivent se trouver soulagés de voir les caméras du monde entier se tourner vers le Mali. C’est une diversion médiatico géopolitique qui leur permet de continuer à faire le ménage tranquillement chez eux, et peut-être d’échapper à l’intervention des forces étrangères qui risquait un jour ou l’autre de s’imposer.

Alors nous, puisque nous sommes matinaux et assez retors, avons décidé ce matin de garder un œil sur le président centrafricain François Bozizé qui prouve chaque jour un peu plus sa détermination voire son acharnement à garder le pouvoir en Centrafrique. La preuve, le Canard Enchaîné révèle cette semaine qu’il avait fait appel à des mercenaires français. Et au moment de partir pour protéger son palais, ils ont été retenus par leur fond de culotte par les services d’espionnage français.

Alors qui va défendre "Boz", comme on l’appelle en Centrafrique ? Pour le moment 3 chefs d’Etat africains ont répondu à l’appel en envoyer leurs troupes bloquer l’avancée des rebelles vers la capitale Bangui. Le tchadien Idriss Deby, le congolais Sassou N'guesso et le camerounais Paul Biya. Tiens tiens. Tous trois sont peu démocrates et très franc maçons d’après la rumeur comme Bozizé qui n’a jamais caché son obédience.

Autre soutien, en interne cette fois, celui des nouvelles églises évangéliques. Bozizé a ainsi fondé l'Eglise du christianisme céleste Nouvelle Jérusalem avant de s’en proclamer le chef suprême. Bref, vous l’aurez compris, "Boz" est un rusé, qui a plus d’un tour dans son sac. Et ce n’est pas parce que la guerre fait rage au Mali qu’il faut garder un œil sur la Centrafrique où le pire peut toujours survenir.

AUTRE SUJET EVOQUé DANS NOTRE EMISSION:

Le Journal de Vézelay de Romain Rolland, édité par Bartillat, un petit bijou!!!!

Et puis cette vente caritative à l'IMA (Institut du Monde Arabe) au profit de la Syrie -expo du 17 au 20 janvier, vente le 21 janvier à 19h.

Cf. dépêche AFP

Des artistes mobilisés contre la répression en Syrie (PRESENTATION) Par Pascale MOLLARD PARIS, 16 jan 2013 (AFP) - Depuis Paris, une partie du monde de l'art se mobilise pour les victimes civiles de la répression en Syrie, avec des enchères d'ouvres données par des artistes arabes, un livre et une journée spéciale organisée par l'Institut du Monde Arabe (IMA). Lundi, une vente aux enchères caritative sera organisée gracieusement par la maison Pierre Bergé & Associés dans les locaux de l'IMA à Paris. L'initiative en revient notamment à José Garçon, ancienne journaliste de Libération et Agnès Levallois, spécialiste de la région, qui ont créé l'été dernier pour l'occasion une association baptisée "SyriArt". "Notre idée est double. Faire une action humanitaire en faveur des victimes civiles en Syrie pour lutter contre l'indifférence. Et mobiliser des artistes originaires du monde arabe pour refuser l'immobilisme et marquer la solidarité de la région", a expliqué José Garçon, interrogée par l'AFP. Soixante-et un artistes originaires du monde arabe ou des diasporas ont fait don d'une peinture, d'un dessin ou d'une photographie. Certains ont même donné plusieurs créations. Au total 66 ouvres seront présentées au public à partir de jeudi dans les locaux de l'IMA, et vendues lundi soir. Parmi ces artistes, un nombre non négligeable de femmes comme Meriem Bouderbala (née en 1960 à Tunis) qui a donné une photographie montrant une silhouette féminine fantomatique sous son habit traditionnel (tirage estimé entre 3.000 et 5.000 euros). Ou encore Lalla Essaydi (née en 1956 au Maroc) a proposé une photographie "Femmes du Maroc", évaluée entre 10.000 et 15.000 euros. Mahi Binebine (né en 1959 au Maroc) offre une ouvre à l'encre et goudron (estimé 7.000 à 10.000 euros). Mounir Fatmi (né en 1970 au Maroc) présente "Sans histoire, livre, bilboquet" (entre 5.000 et 6.000 euros). Quarante pour cent du produit de cette vente sera reversé à la Fédération internationale des Ligues des Droits de l'Homme (FIDH) pour des actions en Syrie. Le reste sera distribué à trois ONG syriennes, essentiellement de secours médical, a précisé José Garçon.

Les références
L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.