Un bain de soleil sur une plage de sable blanc, voilà le programme ce matin ! Ah non, pardon, en fait les Seychelles, ce n'est pas vraiment ça. Une Française expatriée dans cet archipel de l'océan indien nous parlera de son quotidien : ce n'est pas l'enfer, mais c'est très loin du paradis. Et puis de toutes façons, pour le soleil, on repassera : les prévisions de Météo France sont déprimantes. D'ailleurs, la météo par satellite remonte à un 17 mai, en 1974. Enfin, tant qu'à piétiner les clichés, en voici un autre qu'on va malmener ce matin : il parait que le vélo, ça ne s'oublie pas. Pas si sûr, nous dira Bruno Dubois, spécialiste du cerveau. La mémoire du corps, mémoire des gestes au coeur de ce nouvel entretien.

Avez-vous déjà eu l’occasion d’aller au cinéma à l’étranger ? On est frappé, dans une salle obscure hors de nos frontières, par toutes les différences entre ici et là bas. Ces petites choses qui rappellent que le ciné, c’est beaucoup plus qu’une salle, un écran et des fauteuils. Le cinéma au Mexique, par exemple, est très perturbant pour un Français. Tout le monde commente le film à voix haute ! Oui, les spectateurs s’adressent aux personnages qui sont à l’écran. Ils en rajoutent, rient à gorge déployée. Je suis sans doute rabat-joie, mais je trouve ça horripilant...

C’est le festival de Cannes, bien sûr, qui m’y fait penser. Je me demande quelle est l’ambiance dans la salle, pendant les films à Cannes. Les festivaliers ne sont pas vraiment des spectateurs ordinaires, la salle est pleine de critiques et de professionnels du cinéma. Alors, est-ce qu’ils sont sages comme des images pendant le film ?

Ceci dit, nul besoin d’aller à l’étranger pour trouver des différences énormes dans les petites habitudes des uns et des autres. Prenez Maïté Vasseur, la réalisatrice de l’émission : elle adore aller au cinéma toute seule. Pour ma part, je ne vois pas l’intérêt. C’est comme voyager tout seul, cela me semble forcément décevant. Quel intérêt trouver à un beau paysage, une situation étonnante, amusante, émouvante, si on n’a pas quelqu’un avec qui en parler ?

Mon grand plaisir, au cinéma, c’est de parler du film à peine sortie de la salle avec ceux qui m’accompagnent, de se demander si on a ri au même moment, si on s’est ennuyé à mourir au même moment. Ah, le snobisme de ceux qui refusent d’en parler ! « Non, tais-toi, ne dis rien, je suis encore dans l’atmosphère du film... » Désespérant. D'ailleurs, quand je vais au cinéma toute seule, parce que ça arrive parfois, je me lève pendant le générique de fin (sacrilège, je sais) et je me place discrètement à proximité de la porte, juste pour ne rien rater des impressions du public à sa sortie, pour le plaisir de prendre un bon bain de commentaires à chaud.

Quand j’étais petite (oui, pardon, je raconte un peu ma vie ce matin), nous prenions soin, à la fin des vacances, de réfléchir avec mes frère et soeurs à notre moment préféré. Il fallait en choisir un seul, c’était compliqué. Eh bien pour moi, ils sont là, les meilleurs souvenirs : ces moments où nous débattions pour savoir si telle glace vanille-chocolat ou telle journée de baignade était meilleure que les autres. Le débriefing, comme on dit en bon français.

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