Pour parler politique, la métaphore sportive est souvent la bienvenue. Après tout comme dans le sport pour gagner en politique il faut se battre, il y a des champions, des favoris, des challengers… Des matchs, des défaites, des victoires et… des tricheurs. Certains prennent de l’epo, d'autres mettent des bulletins de vote dans leurs chaussettes.

Le tour de France qui commence dans une petite dizaine de jours convient aussi très bien à ce petit jeu des comparaison. Un Richard Virenque ne renierait sûrement pas le célèbre : "notre route est droite mais la pente est forte" de Jean-Pierre Raffarin. Il y a peu un collaborateur de François Hollande déclarait à propos de la politique intérieure : « on garde le meme vélo, mais on change de braquet ». Une image bien pratique que tout le monde comprend, pas besoin d’expliquer quoi que ce soit après çà. Et je ne sais d’ailleurs plus si c’est Jalabert ou Copé qui a dit, "après la chute, il faut savoir se remettre en selle."

Sans compter le rétropédalage, auxquels les élus sont souvent confrontés.

Mais le plus frappant, si on file la métaphore du guidon, c’est que dans la vélo, comme en politique, tricher ne pose plus aucun probleme. Je ne vais pas dresser la liste de tous les coureurs, convaincus à un moment donné de leur carriere, de dopage, mais qui continuent à courir, et qu’on admire.

Pas plus que je ne ferai celle des élus que la justice a condamné parce qu’à l’insu de leur plein gré le marché public ne s’est pas passé dans le plus strict respect des règles. La seule petite différence, petite, c’est que je ne vois pas en politique de jurisprudence Armstrong. Le coureur cycliste convaincu de dopage a pu gagner 7 fois le tour avant d’être banni définitivement de toute compétition. Je ne connais aucun homme politique, qui malgré les condamnations, ait été banni de tout élection.

Et ce n’est pas prêt de changer, si j’en crois ce qui s’est passé cette nuit à l’assemblée nationale, où les députés ont refusé, à main levée, que les élus condamnés pour corruption soient frappés d’une peine définitive d’inégibilité… contrairement à ce que souhaitait le gouvernement.

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