Pendant cette petite semaine où il a fait si froid et durant laquelle il a tant plu, j’ai lu. Et justement, je suis tombée sur un article du NY Times (Merci Amélie de me l'avoir transmis) qui raconte qu’aux Etats-Unis, une association a distribué une douzaine de livres à chacun des enfants défavorisés d’un quartier. Et à la fin de l’été, ils les avaient lus et on notait une amélioration sensible de leurs résultats scolaires. Bien sûr, le contenu des livres, le maniement du langage, l’imagination active, tout cela développe l’intelligence mais aussi, et c’est la découverte la plus intéressante, la présence physique des livres chez soi, la constitution d’une bibliothèque augmente l’estime de soi de ces élèves qui se perçoivent désormais comme des lecteurs et plus comme des enfants défavorisés.

Voilà une observation qui devrait nourrir le débat qui oppose Internet à la lecture des livres. Ce que fait remarquer l’auteur de l’article, c’est qu’Internet nous permet de rester branchés, de se tenir au courant et d’alimenter les controverses. Les livres nous plongent dans des imaginaires riches, ceux de leurs auteurs et nous apprennent à respecter l’altérité.

En fin de compte, le monde des livres est truffé de hiérarchies, par exemple, on fait bien la différence entre ceux qui lisent les classiques et ceux qui préfèrent les romans de gare. Tandis qu’avec Internet, tous les niveaux sont abolis, tout est mis sur le même plan. La culture d’Internet est le fruit de l’Amérique contemporaine, elle est profondément égalitaire, note l’article. Et dans l’esprit de ses utilisateurs, souvent jeunes, ce nouveau média est censé être plus intelligent que l’ancien. Souhaitons qu’après ses 15 années de fonctionnement frénétique, qui ont déjà changé notre mode de vie quotidien, eh bien les contenus s’enrichissent. Que la vieille culture des livres féconde cette nouvelle technologie. Car sinon, nous serons trop plongés dans ces eaux bouillonnantes du présent… et nous risquons de nous y noyer…

Retrouvez l'éditorial de David Brooks sur la suprématie du livre paru dans le NY Times

http://reader2reader.blogspot.fr/2010/07/owning-books-raises-grades.html

Internet informe, la littérature cultive...

Au menu de notre matinée ensemble, nous retrouvons ce matin l’un de nos premiers invités scientifiques de la saison : astrophysicien et cosmologue Marc Lachieze-Rey qui nous racontera comment science et foi font ou ne font pas bon ménage. S’il est possible d’être à la fois rationnel et croyant. Dans 15’, nous repartons vers l’Italie qui continue de voter aujourd’hui. Le monde entier, et les marchés observent ce scrutin à la loupe car ils craignent une instabilité politique dans la troisième économie de la zone euro. Fermeture des bureaux en début d’aprem aujourd’hui. Et puis, plus dépaysant, à 5h25, nous partons pour l’île de Java, en Indonésie à la rencontre d’une famille d’ébénistes.

Après le journal et le coup de coeur littéraire de Colombe Schneck, restez avec nous car à 6h-10, nous nous rendons à la Comédie Française dans les pas d’un de ses comédiens qui met en scène en ce moment Hernani la fameuse pièce de Victor Hugo, Eh oui, Nicolas Lormeau nous racontera la dispute politico – esthétique autour de la première d’Hernani, dans la salle Richelieu, le 25 février 1830.

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