Avez-vous un avis sur tout ? Savez-vous vraiment quoi penser de cette affaire des caricatures de Charlie Hebdo, du machisme des joueurs de foot ou du mariage homosexuel ? Pour la plupart, nous n’avons pas d’idée figée, a priori sur ces sujets, nous ne demandons qu’à en parler, qu’à être éclairés, qu’à en débattre. Oui mais avez-vous aussi remarqué, trop souvent, la bataille des idées n’a pas lieu, faute de combattant. Difficile de trouver une idée à la fois neuve et recevable sur tous ces sujets... Recevable, c’est une façon de dire politiquement correcte car, sachez-le, nous sommes tous d’abord contraints par cette police idéologique subliminale. Bref, Difficile d’entendre, dans les débats publics, la petite musique d’une intelligence différente. Très vite, les leaders d’opinion se saisissent du sujet, ils passent au grand journal et finissent par se répondre les uns aux autres. Les camps se dessinent : les pour, les contre. Les journalistes s’en mêlent et, à la fin, la loi est votée. N’avez-vous pas remarqué que, de plus en plus, certains arguments sont usés jusqu’à la corde, resservis à l’infini, et sans rougir, à tout bout de champ ? C’est un petit miracle, d’un bout à l’autre des cafés de la poste en France et sur les plateaux de télévision, on retrouve les mêmes exemples, mêmes arguments reproduits à l’infini, comme dans une galerie des glaces, jusqu’à ce qu’épuisé, limé, délavé, le sujet se close sur lui-même, se boucle. Entre nous, je suis sidérée que sur des sujets comme la question de l’Islam en France, des prisons surchargées, du chômage des jeunes et des écrans partout, eh bien le débat soit si pauvre, si peu renouvelé.

Alors là, devant nous, un grand sujet pointe son nez, celui du mariage homosexuel et de l’adoption. Cela fait 40 ans qu’on nous serine en nous disant que l’institution du mariage est vieillotte, qu’elle ne tient plus, que personne ne peut se promettre quoique ce soit et encore moins la fidélité ad vitam... Eh bien au XXIème siècle, le mariage est de nouveau plébiscité, réclamé et convoité par ceux qui n’y avaient pas droit. Eh bien cherchons partout, chez nos voisins, dans l'histoire, les moyens de nous faire une véritable idée sur ce sujet qui est, pour la société que nous bâtissons, de toute première importance.

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