Jean-Marc Ayrault s'est plaint hier d'être la cible de «chroniques quotidiennes de démolition »... il faut reconnaître que les 6 derniers mois n’ont pas dû l’aider à consolider son estime de lui-même. Etre sans arrêt et sans surprise constamment critiqué, est devenu le lot de tous les hommes politiques d’aujourd’hui... Tout se passe comme si le public français s’était comme affranchi, décomplexé. Les commentaires impitoyables, sans appel, fusent chaque jour dans la presse. Dans la Croix ce matin, Dominique Quinio constate que s'est installé "un désamour durable à l'égard des hommes et des femmes politiques dans le public français, un doute insistant sur leurs capacités, sur leur investissement, sur leur désintéressement, un climat de dérision permanente. Personne n'y gagne". Le pouvoir n’a plus rien d’un long fleuve tranquille. Dans l’oeil des commentateurs quasi unanimes, Jean Marc Ayrault serait devenu une tête à « couacs » l’expression est citée ce matin dans le Midi libre et François Hollande une marionnette sans charisme. Pendant ce temps, l’opposition s’écharpe poliment en prime time. Le débat Fillon Copé hier à la télévision laisse une étrange impression : comment ces deux là rêvent-ils encore au pouvoir, vu ce que celui-ci est devenu ? Les a-t-on bien mis au courant des difficultés ? François Fillon et Copé, chacun victime récidiviste des commentaires acerbes, seraient donc prêts à rempiler ? Cela laisse pantois. Dans le Point sorti hier, l’édito de Patrick Besson est hilarant à ce sujet : "La démocratie, c'est la dictature des hommes politiques. on ne voit qu'eux, on n'entend qu'eux (...) (On devrait interdire) les studios de radio et les plateaux de télévision aux hommes politiques: on vivrait mieux et eux aussi. Ca leur éviterait de se prendre pour des stars alors qu'ils ne savent même pas chanter".

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La graine c’est la vie en puissance, en devenir, à l’état de promesse. Pourquoi faut-il protéger les graines, au XXIè siècle ? C’est la question que nous poserons à notre invité scientifique dans un instant. Et pourquoi faut-il protéger les programmes d’études à l’étranger et à fortiori en Europe, réponse à 5h22 dans la chronique européenne. Cap sur Phnom Penh ensuite, au Cambodge, où Sabine Valens est installée depuis 2 ans. Nous lui parlerons en direct et elle nous racontera les grandes obsèques nationales du roi Sihanouk qui se préparent dans le pays. Pour en savoir plus sur l'ONG pour laquelle elle travaille, Friends et la suivre sur son blog

A 5h40, Colombe Schneck et les livres. A 6h-10 l’historien Pascal Ory nous raconte la reconnaissance de l’Orga libéra de la Palestine, un 26 octobre 1974.

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