Aujourd’hui, tous les chemins mènent à Rome. Non pas seulement à cause des élections italiennes dont les résultats semblent "inquiéter" tout le monde mais aussi parce que Benoît XVI apparaîtra pour la dernière fois en public place St Pierre, après 8 ans de pontificat. 50000 personnes ont pris leur ticket pour assister à la dernière audience et les rues autour de la place St Pierre devraient être bondées.

Michel Crépu dans son édito mobile de la revue des 2 mondes voit dans cette renonciation du pape un inénarrable humour… « Au moment où l’on s’y attendait le moins, le pape appuie sur le bouton nucléaire, en latin, pour dire qu’il « renonce » et cela met les esprits en ébullition (…) Ce geste, symbole d’un exercice parfaitement maîtrisé du libre arbitre, est peut-être ce qui va rester de plus saillant de son pontificat ». Très impressionnant, quand même, ce Pape infaillible qui a su rester un homme sous la tiare. Benoit XVI a reconnu ses limites. D’ailleurs, dans son physique, on devine quelque chose de son enracinement : Crépu nous propose de regarder de près cette photo de Joseph Ratzinger en 1986, alors encore cardinal, prise par Gianni Giansanti, de l’agence Sygma, et récemment publiée dans le Monde : « Admirable portrait d’un homme qu’on croirait tout à coup surgi d’on ne sait quel cabinet lettré de la Renaissance. Beauté du visage, douceur, rigueur musicale d’un pianiste familier de Mozart, quelque chose de curieusement très éloigné de l’image à fonction dévote. Rien ici qui trahisse le moins du monde une renonciation au domaine du cogito, et même observera-t-on une certaine concession à Narcisse, via l’impeccable coupe de cheveux ».

Philippe Sollers, papiste devant l’éternel, note qu’il va y avoir un magnifique roman à écrire : Les derniers jours de Benoît XVI . Mais s'interroge-t-il dans le Point: « que raconter sur l'absence, le silence, la méditation, la prière ? Et que dirait le pape s'il parlait ? Il ne dira rien, situation éminemment romanesque. Encore heureux si, comme dans Le parrain , on ne lui sert pas, un soir, une tisane empoisonnée. Il va être là, en tout cas, au cœur du Vatican, grande ombre blanche, et il priera, quel qu'il soit, pour son successeur ».

Demain, après avoir salué les cardinaux, Joseph Ratzinger quittera le Vatican, sans cérémonie, pour se retirer dans la prière et l'étude dans sa résidence d'été de Castel Gandolfo. Silence donc!

Au menu de notre matinée... Dans notre chronique allo l’Europe, on revient une nouvelle fois sur les élections législatives italiennes qui n’en finissent pas de susciter des commentaires dans votre presse... L'Italie, plongée dans une impasse politique serait dans une situation jugée "inquiétante" aux dires de tous. Nous en parlerons.

Et puis à 6h-10, rendez-vous comme chaque matin avec l’Histoire… aujourd'hui nous parlons d’une première abolition de la peine de mort, en France au beau milieu du XIXe siècle. Victor Hugo la réclame depuis 20 ans et, un 27 février 1848, elle est enfin abolie, pour des raisons politiques. C’est un bon marchepied pour la véritable abolition de 1981…

PARTENARIAT AVEC LE JOURNAL LA CROIX

Aujourd'hui, un dossier sur les maîtresses d'école... Des enseignants qui aiment leur métier

Ils lui offrent des fleurs et des dessins. Elle écoute leurs joies et leurs peines, et à l’occasion refait un lacet. Les jeunes enfants entretiennent souvent avec leur institutrice des relations privilégiées. Enquête.

Une enquête réalisée par le syndicat enseignant Snuipp-FSU en 2011, auprès de professeurs des écoles, tord le cou au cliché d’une profession démotivée :90% citent l’épanouissement , la réussite ou les progrès de leurs élèves parmi leurs sources de satisfaction.80% d’entre eux jugent que leur métier est une source de plaisir quotidien.71% des professeurs des écoles trouvent leur métier plutôt ou très épanouissant.

A lire et retrouver dans le journal et ici

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