Au sommaire du 5-6 ce matin : Helmut le mammouth, l'actualité américaine vue par une Française enseignante à Harvard, ou encore un livre pour les enfants qui en ont marre ! On fera aussi un saut dans le temps, jusqu'au 27 mars 1351, date de la bataille des Trente à Ploermel.

La presse peut parfois nous sauver ! C’est ce que j’ai ressenti, hier, en me promenant sur le site du Huffington Post et en tombant sur cet article : « Comment se débarrasser d’une chanson qui vous reste dans la tête ».

Voilà qui m’intéresse, parce que les Beach Boys me collent au cerveau depuis quelques jours, plus précisément une chanson des Beach Boys intitulée « Caroline No ». Même pas la chanson en entier, de toutes façons je ne la connais pas par cœur, juste quelques mots dans un couplet, qui tournent en boucle. Je ne sais pas pourquoi, peut-être pensais-je à ma copine Caroline ce jour là, le jour où Caroline No a commencé à me trotter dans la tête… mais maintenant ça me court sur le haricot.

« Ce calvaire musical pourrait désormais bien prendre fin, lis-je dans le Huffington Post, selon les conclusions d’un groupe de scientifiques américains. La meilleure manière d’y mettre fin serait de résoudre des anagrammes difficiles. Ce procédé pourrait forcer à faire sortir une musique intrusive de votre mémoire, lui permettant d’être remplacée par d’autres pensées, plus intelligentes.» L’idéal, apparemment, ce sont les anagrammes de cinq lettres : difficile, mais pas trop.

« La clé est de trouver quelque chose qui va donner le bon niveau de défi, explique ainsi le psychologue musical qui a mené les recherches. Si vous vous attaquez à quelque chose de trop difficile, votre cerveau ne sera pas assez bien engagé et la musique reviendra. Il faut trouver le juste milieu qui occupe tout l'espace disponible du cerveau. Si votre cognitif est engagé, il limite la capacité des chansons intrusive à entrer dans votre tête. »

Pour arriver à ces conclusions (c’est là le plus savoureux), le docteur Hyman et son équipe ont mené une série de tests sur des volontaires en jouant des chansons populaires des Beatles, de Lady Gaga et de Béyoncé. La phase suivante (résolution de Sudoku, puzzle ou anagramme), est venue montrer que ces exercices mentaux venaient à chasser en partie les airs lancinants de l’esprit. »

Alors j’ai essayé, vous pensez ! J’ai téléchargé une application sur mon téléphone, l’application du Petit Robert. J’ai décroché quelques centaines de points en trouvant que « sable » et « belas » étaient les anagrammes de « blasé ».

Et ensuite, avec le sentiment du devoir accompli, la fierté d’avoir tout bien fait comme on m’avait expliqué, j’ai voulu vérifier que les Beach Boys avaient bien déserté mon cerveau ! Et là, c’est le drame. Le simple fait de me poser la question, le simple fait de me demander si j’avais bien réussi à enlever cette chanson de la tête, l’a fait revenir aussitôt. Evidemment.

Messieurs les chercheurs américains, je ne vous dis pas merci.

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